11 décembre 2005

ceci n'est pas un texte engagé

Le monde entier a décidé d’investir les allées éclairées de Liège. Un flot limite ingérable de vestes en fourrure et de bonnets, chargés de paquets cadeaux. Grossiers, butés et bousculeurs. Des gens diront dans le bus que l’esprit n’est plus là, franchement et qu'ils ont bien envie de rester chez eux (cf. l'excellente page de Brétecher "noël73", dans les frustrés je-ne-sais-plus-combien).

Aux passages pour piétons, des policiers dirigent les opérations et leurs cris d’acier fusent comme des balles. Quand quelqu’un prétend traverser après le sifflement aigu qui dit non, il se prend un coup de matraque lumineuse dans l’estomac, le casqué siffle une nouvelle fois (parler = temps + perte concentration ; circulez) et le quidam de faire marche arrière, la queue entre les pattes. Il y en a qui rigolent. Romain profiterait de la situation pour soupirer, à jamais dégoûté. Je n’ose pas imaginer ce que ferait Emilie. Les noms de Brice Petit et Jean-Michel Maulpoix traversent, comme autant de défenseurs d’une même cause que ceux que j’ai d’abord cités. Après tout, il faut bien réguler, tendre des droites, plutôt parallèles que perpendiculaires (mais parfois ils n’ont pas le choix), on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs et la sécurité avant tout.
Les casqués contre nous, au tennis des lieux communs, c’est comme Brésil - Luxembourg au foot…

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