08 juin 2007

con-flit de générations

Debout dans le soleil, tu regardes détaler le bronzage artificiel de la gamine. Par terre, la vieille hurle des obscénités depuis que tu as retiré les écouteurs de tes oreilles. Un garçon de type méditerranéen l'aide à se relever, avec prévenance, délicatesse. Deux minutes plus tard, la vieille, à l'encontre de la fuyarde mais en souriant à son bienfaiteur, hurlera qu'il faudrait tous les ramener dans leur pays. Peut-être une des phrases les plus prononcées dans les bus liégeois. Paradoxal: bronzage artificiel, tu le sais, toi. La vieille pas. Ca n'excuse pas tout. Tu lui dis de ne pas tout mélanger, madame. Tu donnes tes nom et adresse au chauffeur, tout en sachant que ton témoignage ne sera pas aussi manichéen que celui des autres passagers.

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