07 décembre 2007

Droit de réponse au Carnet

Le bimestriel Le carnet et les instants a, dans son dernier numéro, proposé une sympathique chronique du site que vous parcourez actuellement. Malheureusement, par une manière de confusion, l'auteur de la recension a attribué à l'histrion Tanguy Habrand la paternité de mon œuvre. Une mise au point était nécessaire, que le malheureux blogueur de Question de style et moi-même nous sommes empressés d'effectuer, chacun via le blog de l'autre. Vous trouverez donc ci-dessous les élucubrations de T.H. et pouvez directement filer sur QDS pour découvrir mon avis autrement plus éclairé.

« En confondant mon travail réalisé sur questiondestyle.net et les tentatives malheureuses d’Inerties fulgurantes, Le Carnet et les Instants signe un bel exemple de relativisme culturel couplé à un nivellement par le bas. On comprendra tout de même l’erreur : Inerties fulgurantes est né de QDS. Sauf que (c’est là que la confusion fait mal) non content de plagier sauvagement l’angle d’attaque que je me suis efforcé de développer sur QDS depuis quatre ans, le blog de D.Saint-Amand s’y prend à la manière d’un contrefacteur de Foire, vendant de la Follex pour de la Rollex. Tant et si bien que la lecture de ces inepties me fait l’effet de me regarder dans un miroir déformant (pour ce qui de l’image), d’un écho trop tardif (pour ce qui est du son). Car DSA, incapable de reproduire quoi que ce soit, ignore à peu près tout de ce que « créer » et « innover » veulent dire.

Bien sûr, nous partageons un même univers de référence, ayant en commun des rues, des couloirs, des amis et des études. Mais là où je me suis toujours amusé à mobiliser des signes disparates, DSA en fait son plan de bataille, de manière à passer pour ce qu’il n’est pas : un intellectuel d’une part (ce que tentent de faire avaler ses lectures à prétention érudite, qu’il cite et commente dès qu’il en a l’opportunité), un cool d’autre part (car l’intellectuel doit montrer qu’il a une vie, qu’il va à des concerts (et vas-y que je te mette des photos), qu’il sait prendre son pied avec de la « culture de masse », tant que cela reste à petite dose).

Avide de quitter la misère artistique qui est la sienne, DSA multiplie les essais d’élévation. Ainsi de l’adresse du site, « dessus de portes ». N’est-ce pas viser trop haut ? Ni érudit ni underground, ni produit du subtil mélange des deux, Inerties fulgurantes patauge. Saint-Siège de la fausseté, le blog reste le royaume du cynisme et de l’arrivisme le plus ignoble. Louons Le Carnet et les Instants d’avoir commis l’erreur par laquelle DSA — qui dans ses jours de grande forme (pour autant qu’il y en ait) n’atteint pas même ce que je ferais vomissant avec 45° de fièvre dans le coma aux soins intensifs — aura eu sa petite érection pour cette aspiration vulgaire qui est la sienne : faire parler de lui ».

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Au fait, ce type de confusion n'est pas une première : http://dessus-de-portes.blogspot.com/2007/09/notuscule.html