Sur un de ces espaces publics où certains parviennent (ou "en viennent même")à se créer une deuxième identité, j'avais rétorqué à une plus jeune que moi, tentée par la poésie et désireuse de connaître les opinions publiques sur ses textes, qu'avant de se mettre à l'oeuvre, il serait bon qu'elle accorde ses violons avec ses dictionnaires. Ses rimes très pauvres étaient peuplées de fautes d'orthographe. La demoiselle répliqua qu'elle en était désolée, mais que ses idées étaient le plus important, que la forme, finalement, n'était rien, qu'elle y allait avec un papier et un crayon et que son but n'était pas d'arriver au niveau d'excellence de Rimbaud, niveau inégalable d'après ses dires... Plusieurs questions:
- Peut-on imaginer un texte véhicule d'idées valables où la forme n'importerait pas?
- Plutôt: jusqu'à quel point peut-on négliger cette forme productrice de sens et conserver de la qualité?
- Comment est-il possible de conserver une échelle de valeur telle que certains en arrivent à considérer Rimbaud inégalable...et moi à estimer qu'une forme avariée forme altère les idées?
- Peut-on imaginer un texte véhicule d'idées valables où la forme n'importerait pas?
- Plutôt: jusqu'à quel point peut-on négliger cette forme productrice de sens et conserver de la qualité?
- Comment est-il possible de conserver une échelle de valeur telle que certains en arrivent à considérer Rimbaud inégalable...et moi à estimer qu'une forme avariée forme altère les idées?
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