En dévissant du spot de ma lampe de chevet le bracelet amnesty international offert par ma cynique de soeur et portant le slogan "tape pas ta meuf!", des bouts de phrases se mettent en place, à l'intérieur de moi, qui me rappelent la cruelle étrangeté de ces Chants de Maldoror peut-être lus trop tôt.
Non, en fait, j'invente un peu: Lautréamont n'a jamais vraiment été oublié et il y a un moment que je pense intégrer des notes sur les Chants à un travail x ou un article y, sans véritablement chercher à le faire. Quant au bracelet, c'est une autre ellipse et elle n'entretient aucun rapport direct avec Ducasse, mais leur confrontation dans cet article est toute justifiée par leur commune valeur de non-accomplissement: j'avais été un peu perturbé, il y a quelques mois, par cette campagne qui titrait, en plus de l'injonction précitée (au premier paragraphe), "si tu bats ta femme, t'es pas un homme". Pas au niveau du fond, évidemment, mais plutôt de la forme qui, très paradoxalement, dégageait une sorte de puante banalisation - et, peut-être, un rien d'antithèse, mais là c'est le purisme qui refait surface.
Pour en revenir aux Chants, en plus des beau comme pastichables à l'infini, du surréalisme anticipé (réinventé déjà avant sa naissance) et de la jouissive méchanceté, je garde l'image d'un texte où les situations sont accompagnées d'une couleur dominante, où les atmosphères se déclinent en différents tons. Il est possible que je me trompe sur ça, mais, mine de rien, c'est très important.
Non, en fait, j'invente un peu: Lautréamont n'a jamais vraiment été oublié et il y a un moment que je pense intégrer des notes sur les Chants à un travail x ou un article y, sans véritablement chercher à le faire. Quant au bracelet, c'est une autre ellipse et elle n'entretient aucun rapport direct avec Ducasse, mais leur confrontation dans cet article est toute justifiée par leur commune valeur de non-accomplissement: j'avais été un peu perturbé, il y a quelques mois, par cette campagne qui titrait, en plus de l'injonction précitée (au premier paragraphe), "si tu bats ta femme, t'es pas un homme". Pas au niveau du fond, évidemment, mais plutôt de la forme qui, très paradoxalement, dégageait une sorte de puante banalisation - et, peut-être, un rien d'antithèse, mais là c'est le purisme qui refait surface.
Pour en revenir aux Chants, en plus des beau comme pastichables à l'infini, du surréalisme anticipé (réinventé déjà avant sa naissance) et de la jouissive méchanceté, je garde l'image d'un texte où les situations sont accompagnées d'une couleur dominante, où les atmosphères se déclinent en différents tons. Il est possible que je me trompe sur ça, mais, mine de rien, c'est très important.
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