Recroquevillé dans un fauteuil du compartiment, le segment que tracent mes yeux rejoint la porte vitrée à travers laquelle je vois très clairement deux enfants sautiller comme des souris expérimentales dans le wagon première classe vide, puis gagner la cloison transparente et coulissante dont ils ne comprennent pas le mécanisme pour y écraser leurs visages inquiets et verts et me fixer d’un air qui supplie tuez-nous, monsieur, tuez-nous.
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