Dans le cinquième numéro de la revue Mandrill, on trouve aux pages 23 – 24 une contribution d’André Stas intitulée 100 raisons très ordinaires pour haïr à peu près tout le monde et qui consiste en une liste de 100 raisons très… bon, compris ? Moi, je retombe sur ça il y a vingt minutes, je me souviens que je trouvais ça très légitime, très vrai, relis les cent propositions (j’aime beaucoup les 13, 37, 56, 59, 66, 78 et il y en a d’autres, mais bon j’arrête parce que ça fait un peu le gars qui rigole tout seul) et mes souvenirs sont confirmés. Du coup, je me dis que je vais pasticher le tout pour rendre hommage à l’auteur et que ça lui fera terriblement plaisir (j’ai tendance à penser comme le Petit Nicolas le dimanche soir). Donc, je cherche une idée fulgurante et c’est tout naturellement que je pense à des raisons inverses. Mais trouver 100 raisons très ordinaires pour aimer à peu près tout le monde c’est atrocement compliqué (il faut veiller à ne pas sombrer dans le rose fleuri, dans le petit poney qui gambade dans le pré). Cette réflexion me ramène au fait que Calvin commençait aussi des listes (plus ambitieuses, parfois, mais également débordantes de bonheur : Le million de trucs qui m’ennuie) qu’il interrompait quand Hobbes lui lançait une vanne au bout de trois ou quatre points. Donc, je laisse tomber mon bic pour prendre une BD de Watterson, mais je garde l’idée de la liste, là (je m’y mets après).
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