11 septembre 2006

Noèse

Frustré par l’orage et l’absence de relations sexuelles au sein de son couple, l’examinateur estime pour la septième fois ce mois-ci que mes manœuvres ne sont pas encore parfaites et que je ne parviens pas à garder mon calme au volant. Je lui donne absolument raison en faisant crisser les pneus du véhicule que j’encastre dans ses rotules. La distance que le beuglard impose entre la bagnole et le mur se rétrécit petit à petit, jusqu’à ce que la fumée du moteur m’empêche d’y voir vraiment clair. En reculant, je permets à l’acariâtre de s’écrouler de douleur. Je vais quand même aux nouvelles et lui fais poliment remarquer que ma marche arrière de libération frôlait la perfection.

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