22 octobre 2006

l'épopée zutique : épisode 2 - stratégies

Se distraire en travaillant le scientifique comme on travaille un roman:En intégrant le cercle zutique, il semble que les membres mettent définitivement de côté les quelques chances de légitimation culturelle que certains avaient jusqu’alors poursuivie. Dans le champ littéraire de l’époque, où le monstre parnassien, tête baissée, a entamé sa course vers la consécration – le cœur de la critique est déjà gagné, celui de l’Académie le sera quelques années plus tard –, le contre-positionnement zutique équivaut à un véritable suicide. A moins que cette prise de position reste tacite…
(se distraire vraiment aussi)
"Votre mémoire, c'est surtout une collecte des informations dont on dispose déjà. Faut pas se leurrer: si vous avez une ou deux idées neuves, ce sera déjà très bien". Dresser alors les listes des idées neuves, de toutes les entorses aux théories établies, des néo-paradigmes qu'on se prépare à imposer au monde, des systèmes révolutionnaires, des modifications engendrées au niveau de l'historiographie littéraire, des futures conférences (quelles universités refuser?), des éditeurs potentiels. Boire un coup, déchirer ces listes, changer la sélection itunes et augmenter le volume des baffles. Regarder par la fenêtre, dix minutes.
(se distraire toujours)
Le champ suppose donc l’originalité, mais en même temps, il suspecte les ruptures radicales et ne tolère pas les comportements anomiques. (Jacques Dubois, L'institution de la littérature, rééd. Labor "Espace Nord", 2005, p.69)

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