13 mars 2007

deux ans après tout le monde

Après l’hyper-pédagogique Une vérité qui dérange d’Al Gore (qui, soit dit en passant, a gagné mon vote américain sans remettre en cause les fondements de mon idéologie – ce qui ne risque pas d’être le cas de mon vote français) projeté hier soir à Visé se tenait un débat interécologistes « avec des personnalités à même de répondre à toutes [n]os questions, de dissiper [n]os éventuels doutes et de lancer la réflexion indispensable pour engager le changement ». Si le début des échanges s’annonçait prometteur, la discussion s’est finalement muée en crucifixion de l’autre, ce faiseur d’erreurs, après qu’un membre du public a dénoncé l’idéologie néo-libérale poussant inéluctablement à la consommation et à la pollution. Si l’intervention du monsieur en question brillait par son éloquence et sa justesse, elle est arrivée trop tôt : toute idéale qu’elle aurait été en guise de conclusion, elle n’a conduit qu’à un malheureux enchaînement de contre-exemples d’engagement écologique et des habituels discours-topoï tristement creux. Et, quand un spectateur un peu étonné par l’engouement suscité par le stockage de gaz carbonique dans le sol se renseigne sur l’intérêt d’une telle démarche qui risque peut-être de simplement différer le problème, on lui répond un peu hautainement qu’il n’a pas bien compris.
Pendant la discussion, T. me glisse que ça l'énerve les doublons du type "la capacité de pouvoir", tous les pléonasmes dont certains orateurs parviennent encore à farcir leur discours. Et de proposer en plus l'exemple "la volonté de vouloir changer les choses". Je réponds que là ce n'est pas pareil, que si on regarde bien, les gens ont souvent plus la volonté de vouloir changer les choses que la volonté de changer les choses.

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