13 août 2007

Epilogues

1) Face à la grande étendue qui s’offrait à moi, je baissais trop respectueusement les yeux. J’étais les pieds dans le sable, qui tentait vainement de reproduire un tableau d’André Masson sur mes tibias. Il y avait des mouettes et puis personne. Deux piles composées chacune de quatre kayaks jaunes sanglés s’enracinaient là. Elles pouvaient remercier l’usure délavée de leurs flancs respectifs, sans laquelle elles auraient atrocement juré avec le ciel. Un vaste plan d’eau salée et verdâtre. Je souris imbécilement. Et toi.

2) Face à la grande étendue qui s’offrait à moi, je baissais trop respectueusement les yeux. J’étais les pieds dans le sable, qui tentait vainement de reproduire un tableau d’André Masson sur mes tibias. Il y avait des mouettes et puis personne. Deux piles composées chacune de quatre kayaks jaunes sanglés s’enracinaient là. Elles pouvaient remercier l’usure délavée de leurs flancs respectifs, sans laquelle elles auraient atrocement juré avec le ciel. Un vaste plan d’eau salée et verdâtre. Je souris imbécilement. Et pan.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Moyen-terme :

Face à la grande étendue qui s’offrait à moi, je baissais trop respectueusement les yeux. J’étais les pieds dans le sable, qui tentait vainement de reproduire un tableau d’André Masson sur mes tibias. Il y avait des mouettes et puis personne. Deux piles composées chacune de quatre kayaks jaunes sanglés s’enracinaient là. Elles pouvaient remercier l’usure délavée de leurs flancs respectifs, sans laquelle elles auraient atrocement juré avec le ciel. Un vaste plan d’eau salée et verdâtre. Je souris imbécilement. Et zut.

(une mouette prodigue vient de passer)

Dans certains cas, le scatologique peut sublimer le poétique.

Anonyme a dit…

Joli.

Anonyme a dit…

À ton service pour les commentaires hautement désopilants. Mais dis-moi: pourquoi diable les kayaks ?

Anonyme a dit…

Pas de symbolique particulière : simplement parce qu'ils étaient là.

Anonyme a dit…

Oups. Je suis désolée d'avoir malencontreusement enfienté l'auteur de cette prose poétique que je pensais autofictionnelle et non autobiographique. En guise de modeste réparation pour l'offense involontaire : j'aime bien la référence à André Masson.