21 août 2007

à faire

1) Dans la Genèse, au premier verset du quatrième chapitre, on peut lire « L'homme connut Ève, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn [...] ». L'expression que je souligne évoque en fait, étrangement, le coït et on parlera à cet effet d'euphémisme (je précise à l'attention des porte-étendards d'un athéisme total qui me lisent - ce sont ceux-là qui, chaque année, se sentent offensés par la présence de Saint-Nicolas dans leur supermarché préféré). 2) Cette semaine, on peut lire en couverture d'un magazine people « Johnny violé dans son intimité ». L'expression que je souligne ne réfère pas aux sphincters anaux du chanteur sans pays, mais à la présence, dans la propriété dudit saltimbanque, d'un individu étranger et non désiré (du type columbidé ou corvidé, que sais-je). On parlera ici d'hyperbole.
Il faudrait faire un recensement des expressions euphémisantes utilisées pour désigner l'acte charnel à travers les siècles, au quotidien comme en littérature (du « Tout se fit ombre et aquarium ardent » rimbaldien au « Faire catleya » de Swann). Il faudrait aussi faire le contraire, dénombrer les récupérations métaphoriques de l'acte charnel pour évoquer des situations communes (cela impliquerait une approche lexicographique : la locution « prendre son pied » référait-elle en premier lieu au plaisir sexuel ou à une sorte d'ataraxie?). Cette deuxième solution tiendrait des cultural studies.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

En voilà un beau sujet de thèse. Il y a moyen de bien s'amuser avec ça. Ceci est une hyperbole bien sûr.