11 septembre 2007

inside the car

Je n'aime pas les hôpitaux, ces endroits presque aussi tristes qu'un cirque.
Je poursuivis alors droit devant, à la ramasse, pendant un kilomètre, en espérant finalement retrouver la nationale. De là, je tentai de m’attirer les faveurs d’une voiture en levant le pouce avec une conviction feinte et un sourire un peu aguicheur, je l’admets. Stratégie efficace.
– Vous êtes en permission ?
Je susurrai que non, pas vraiment, sans vraiment comprendre ce qu’elle voulait dire par là. Je portais bien un pull kaki et un sac, mais il ne fallait pas pousser, avais-je sincèrement un tête de plouc. Sincèrement ? Sans avoir écouté ma réponse, la petite dame qui se tenait très près de son volant dit que, elle aussi, elle avait un fils dans l’armée. Dans l’artillerie, à Bastogne. D’accord, dis-je. Et j’habitais où comme ça ? Je n’allais pas loin et elle pourrait me déposer quand je lui ferais signe. Ca la dérangerait de couper la radio?
Notre interrogatoire mutuel s’interrompit deux kilomètres plus loin, quand je lui demandai de stopper là. J’avais encore à trotter un petit peu, mais je n’avais pas vraiment envie qu’elle sache précisément localiser l’endroit où je vis. Merci beaucoup, dis-je dans le vide, au moment où elle redémarra, en agitant un peu la main.

(la relecture des vieilles notes et des vieux doc.word, exercice difficile).

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