Je me pose dans le café qui est face à l’université.Je dis toujours que boire un verre dans ce bar est une activité d’étudiant désireux de se montrer sous un bon jour aux profs qui le peuplent - du coup, on n’y boit pas d’alcool.Bon, après, on rétorquera que je généralise, mais je maintiens que certains le fréquentent uniquement dans ce but.
Bref. Je m’y pose donc car je n’ai aucun adjuvant susceptible de m’indiquer l’heure.Il n’y a pas vraiment de rapport jusqu’ici.
Le truc, c’est que j’en ai relativement ras-le-bol des couloirs d’examens, surtout quand ils ne me concernent pas. Attendre quatre heures parmi quelques rongeurs d’ongles et des pauvres désespérés ne me tente guère. Je préfère tranquillement siroter un thé (on sait jamais, un prof pourrait passer…) en feuilletant l’anthologie des éditions Espace Nord (on sait jamais, un prof pourrait passer…) en espérant la sortie de mon analyseuse textuelle. J'ai adopté la posture de ceux que je dénoncais il y a deux paragraphes.
Avant ma pose, je me suis quand même promené un mini peu: la grand’rue est absente et des voiles ont recouvert les murs de la cité qui somnole encore, pelotée par les mains du soleil baladeur. Rien de transcendant, vraiment. Direction ce café, qui, à l'entrée, dégage une sorte de parfum d’avant-hier. Un directeur de troupe de théâtre, solennel mais ignorant complètement ce que « fichier pdf » peut signifier, y explique à une demoiselle qu’il est préférable de ne pas indiquer la date d’une représentation sur l’affiche –à cause des frais supplémentaires et des droits d’auteurs, vous comprenez. Un vieux me regarde en buvant un canada dry et un étudiant de l’année au-dessus lit ou prend des notes, un peu plus loin.
Bref. Je m’y pose donc car je n’ai aucun adjuvant susceptible de m’indiquer l’heure.Il n’y a pas vraiment de rapport jusqu’ici.
Le truc, c’est que j’en ai relativement ras-le-bol des couloirs d’examens, surtout quand ils ne me concernent pas. Attendre quatre heures parmi quelques rongeurs d’ongles et des pauvres désespérés ne me tente guère. Je préfère tranquillement siroter un thé (on sait jamais, un prof pourrait passer…) en feuilletant l’anthologie des éditions Espace Nord (on sait jamais, un prof pourrait passer…) en espérant la sortie de mon analyseuse textuelle. J'ai adopté la posture de ceux que je dénoncais il y a deux paragraphes.
Avant ma pose, je me suis quand même promené un mini peu: la grand’rue est absente et des voiles ont recouvert les murs de la cité qui somnole encore, pelotée par les mains du soleil baladeur. Rien de transcendant, vraiment. Direction ce café, qui, à l'entrée, dégage une sorte de parfum d’avant-hier. Un directeur de troupe de théâtre, solennel mais ignorant complètement ce que « fichier pdf » peut signifier, y explique à une demoiselle qu’il est préférable de ne pas indiquer la date d’une représentation sur l’affiche –à cause des frais supplémentaires et des droits d’auteurs, vous comprenez. Un vieux me regarde en buvant un canada dry et un étudiant de l’année au-dessus lit ou prend des notes, un peu plus loin.
Le Delft, en vacances, est un havre de paix
Que seul le crâne chauve de Raxhon peut troubler.
L’anthologie parcourue est agréable comme tout. Les gens dehors sont bizarres, ils semblent se dépêcher vers un lieu commun (dans mon dos) avec un air de ne pas y toucher. Après deux heures seul à une table, je vais m’informer des évolutions des interrogatoires. Vu que cela n’avance pas et que j’ai un rendez-vous l’après-midi, je me casse.
Il est quatorze heures six et je ressors de la maison. À l’arrêt du bus, je traverse et m’assied –pour être à l’ombre et me donner une chance d’apercevoir le véhicule (du bon côté, je dois me fier uniquement à mon ouïe, un tournant m’empêchant de jouer les Sœur Anne). Je porte des lunettes de soleil inutiles puisque, dès le franchissement de mon seuil, un nuage s’est décidé à opaquer les généreux rayons d’un soleil avec lequel je suis brouillé depuis son absence du mois d’août. En fait, le temps, je préfère toujours celui qu’on n’a pas.
Puisque la journée commence comme ça, je râle sans discontinuer : je trouverai bien une foule de raisons pour me justifier.
Il est quatorze heures six et je ressors de la maison. À l’arrêt du bus, je traverse et m’assied –pour être à l’ombre et me donner une chance d’apercevoir le véhicule (du bon côté, je dois me fier uniquement à mon ouïe, un tournant m’empêchant de jouer les Sœur Anne). Je porte des lunettes de soleil inutiles puisque, dès le franchissement de mon seuil, un nuage s’est décidé à opaquer les généreux rayons d’un soleil avec lequel je suis brouillé depuis son absence du mois d’août. En fait, le temps, je préfère toujours celui qu’on n’a pas.
Puisque la journée commence comme ça, je râle sans discontinuer : je trouverai bien une foule de raisons pour me justifier.
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