28 septembre 2005

post-rock dummies



Lundi
La nuit du Soir à Bruxelles. Toujours Bruxelles. Sorte de pâle copie de New York pour ses trottoirs bigarrés. L'intérêt, en plus du bota', vient des sortes de brocantes de bouquins. Donc, là, le but du déplacement, sa finalité avouée et assumée, était un concert quasi gratuit, avec des groupes d'ici et là. Dans la salle, à 19h, il n'y a que très peu de monde et mon sac est sur la scène. On rit un peu, de loin, des jumeaux qui se sont vus redirigés vers les gradins. Le public est jeune et nous ne nous entendrons pas. Après 4heures, après m'être mangé la baguette du batteur de malibu stacy dans la gorge et après avoir fort songé à appliquer les conseils de soldout qui me proposaient de tuer mon ennemi, nous nous redirigeons vers le centre.

XXX

Mardi

Il fait pas chaud.
Fête de la communauté française oblige, les théâtres ouvrent leurs portes aux profanes (c'est-à-dire moi. Bien que "athé(âtr)e" conviendrait mieux, ici...) Les gens sont pédants. Dedans et autour. Cela ne devrait être qu'un loisir, un divertissement et c'est une institution. Je viens de comprendre la notion d'institutionnalisation et c'est vachement moche. Je réponds tout seul que c'est pareil chez les mauvais poètes, mais je n'ai jamais rien vu. J'ai la très nette impression de ne pas être là où on voudrait que je sois. Il y a une cuillère et de l'aluminium sur l'évier, dans les toilettes du café.

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