C’est avec une main qui serre si fort sa nuque qu’il en restera des traces qu’elle va jusqu’à user de la pire tentative imaginable : « En fait, c’est toi que j’embrassais dans sa bouche, vraiment toi… ». L’argumentation est plutôt faible, qui pourrait à peine brouiller les pistes d’un logicien déboussolé à cette heure-ci, mais il n’aime pas qu’elle ose encore transformer ses paupières et cils en ailes de papillon. Il éructe des paroles qu’elle ne comprend pas et qui le surprennent, obscénités tirées de sa langue maternelle inusitée depuis plus de quinze ans, bien plus puissantes que celles qu’il puiserait à son idiolecte français et qu’il ne pensait pas posséder. Ca l’épate tellement qu’il relâche l’étreinte pour se foetuser tout petit, tandis que, dans le café, la musique diffusée couvre les maman qu’il geint comme un marcassin lunaire.
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