L'université, après quatre ans, n'est plus labyrinthique. Je comprendrais qu'elle l'ait été, mais, à dire vrai, je ne m'en souviens pas. Nous sommes au mois d'avril, vers la fin, et les bacheliers actualisent le vieux mythe du "vous n'êtes qu'un numéro" en recherchant sur des valves hypnotiques celui qu'on leur a imposé et qu'ils porteront le temps d'une cession ou le temps d'un été. Perdus devant cet amoncellement de chiffres enlacés à des salles dont ils ne retiennent pas les noms ("c'est où ça, encore?") et des professeurs qu'ils n'ont parfois jamais vus ("vais me faire déchirer à cuilà, suis pas allé au cours!"), ils soupirent en prévision des mois à venir. Des grimaces aussi, dans les dernières années, où les numéros ont majoritairement disparu, mais où le chiffre cent reste une obsession tétanisante. Après des heures à biffurer, il va falloir désormais reconstruire un peu, tout en continuant de retailler, et puis sérieusement veiller aux toutes petites choses, toutes toutes petites, comme oublier le premier a de Fayard.
Sur mon bureau le bouquin de l'année, je crois. Au vu du nombre de spécialistes qui y ont contribué et à considérer que chacun de ceux-ci le conseillera à cinq personnes différentes au moins, il y a des chances pour qu'il soit bien diffusé. Au vu de son contenu, cette diffusion est un devoir. (Je donnerai le nom prochainement: il y en a un autre, deux posts plus bas, qu'il faut lire aussi).
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