« La plupart des anecdotes sur les frasques de Rimbaud doivent n’être acceptées que sous réserves. […] Ainsi, l’histoire du lait de Cabaner. Voici à peu près comment Rimbaud me racontait cela, pendant le séjour de quelques mois qu’il fit à Charleville – retour de Paris, en 1872 :
- C’est embêtant, j’ai maintenant une sale réputation à Paris. Causes : les blagues de camarades et aussi les miennes d’ailleurs. Je me suis amusé – c’était bête – de me faire passer pour un ignoble cochon. On m’a pris au mot. Ainsi, je raconte un jour que je suis entré dans la chambre de Cabaner absent, que j’ai découvert une tasse de lait apprêtée pour lui, que je me suis branlé dessus et que j’ai éjaculé dedans. On rigole, et puis on va raconter la chose comme vraie.»(DELAHAYE Ernest, « Note sur Rimbaud », Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet ; extrait publié dans Le Bateau ivre, n°13, septembre 1954).
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