06 juillet 2007

festival les ardentes 2007 - day 1

Cette année, les Ardentes, c'est un peu comme à Dour au point de vue de la boue. Mais en même temps , il faut se distinguer du festival hennuyer: à Liège, on paye pour pisser, par exemple (40 centimes d'euro par passage ou un pass de 2 euros 50 pour la journée - sans bracelet de couleur).
La paire de bottines avec un jean soigneusement replié d'une jeune fille qui posait, pensant que je lui tirais le portrait.
La boue envahit même le premier verre commandé.
Je n'ai pas pris de photo de Kris Dane, qui n'aura peut-être pas envie de se rappeler son concert liégeois devant 20 personnes, ni de Joshua, dont la prestation scénique était un bon échauffement. AaRON aura été le vrai coup de soleil de la journée. Un jeu de jambes au je-ne-sais-quoi de commun avec David de Malibu Stacy, une voix assurée, un vrai plaisir d'être là (premier concert en Belgique), un U-turn repris à l'unisson (mais sans Méla, seul petit bémol) : la classe. Surprenant.
Jasper Steverlinck était content d'être là avec ses amis d'Arid. Bon concert, propre et sans bavures, avec cette fameuse voix qui va quelquefois flirter avec la cîme des arbres du parc Astrid de Coronmeuse. Plaisant, mais pas transcendant non plus.
Zita swoon avait sorti un bon album il y a quelques années, Life= a sexy sanctuary (je crois). Depuis, Stef Camil Carlens est probablement tombé sur des disques de la Compagnie créole et s'est dit que dans la mesure où la postmodernité permet l'élévation au statut d'artiste de gens comme Katerine ou Teki Latex, il n'allait pas se compliquer la tâche. Bref, ce concert n'était pas pour moi. J'ai regardé l'écran, sur lequel s'affichaient les textos que les festivaliers pouvaient envoyer à un numéro base (dans les deux sens, base, la marque et le centre). Il y avait une sorte de modération derrière tout ça, mais une modération de clampin : j'ai envoyé WALEN BUITEN, juste comme ça, pour voir, et ça n'a jamais été affiché - au contraire d'un paquet d'obscénités d'adolescent(e)s en rut (les prochains jours, je ferai un florilège, tiens)
Dans la géniale vidéo de Roses de dEUS, je croyais que le type en robe qui mange une cigarette c'était Carlens (il m'avait marqué ce clip). Je me suis trompé. D'un côté, je préfère : ça m'aurait embêté qu'un type aussi dérangé en soit revenu à ce type de production musicale.
Les Français de Air étaient censés s'occuper de l'apothéose de la soirée. Haha. On avait pas dû les briefer, les pauvres. Air en concert, c'est un concept : trois morceaux plutôt sympas (Cherry blossom girl, sexy boy et Kelly watch the stars) et, le reste du temps, une suite de chipotages électro-mous juste bons à valoriser par l'absurde les trois compos bougeantes. Le genre de musique de fond des bars lounge, c'est-à-dire un vague son prolongé, qui te détend et te permet de discuter en sirotant un cocktail dans ton complet noir classe (chacun sa représentation des bars lounge). Dans un bar, c'est délassant, en concert, c'est juste lassant.

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