Le deuxième jour semblait commencer idéalement, qui débutait par l'esquive parfaite de la fouille imposée par les prix Nobel de full security (trente secondes de file, du jamais vu). C'était sans compter sur l'annulation de The teenagers, pour qui je m'étais spécialement déplacé (en tous cas, pour qui j'avais fait l'effort de venir tôt). J'aurais dû me méfier de leur accent anglais à la Nelson Monfort et de leur look douteux, ça ne laissait rien présager de bon, on ne peut décidément pas faire confiance à la scène rock française (c'est une façon de dire, bien sûr, il n'y a pas de scène rock en France depuis que noir désir - je ne terminerai pas cette phrase).
À la place des annulés, un type (dont le nom m'échappe) avec un oeil géant en guise de couvre-chef propose un set électro-rock d'une demi heure. Plutôt correct, mais pas de photo ici pour des questions de goût (a-t-on idée? un tel chapeau?) Pour la suite, c'est Piano Club qui enchaîne: le groupe évolue sur ses terres et jouit de son petit contingent de groupies sautillantes. Anthony Sinatra et ses amis sont de blanc vétus, contrairement à ce que l'on voit sur la photo, prise pendant les balances. Girl on tv est le climax du concert, qu'un lâcher de ballons clôt de façon multicolore.
Piano club c'est gentil, mais je reste quand même la star du jour. C'est en tous cas l'avis de la dame à la camera, qui me filme depuis la scène.
Vient ensuite la surprise du jour. Si je trouve que Air est un groupe de salon (ou de bar lounge) absolument sédatif en live, c'est l'inverse pour Data rock, qu'il me serait impossible d'écouter en privé, mais tout à fait charismatique sur scène. Caractériser le groupe est assez compliqué: il y a quelque chose de déjanté à la Bloodhound gang là-dedans, mais aussi de l'electro pour club à la Cassius (que je n'ai pas vu ce soir), du rock indie, voire du bordel festif à la I'm from Barcelona/Polyphonic spree. Enorme.
Des chorégraphies minutieuses, sublimées par des costumes étincelants.
Je ne sais pas combien de fois j'ai vu Superlux dans ma vie. La première fois, ils avaient joué une chanson qui parlait d'un savant fou qui mettait les voiles, une compo dans la lignée des meilleurs textes de Jeronimo. Depuis, je n'aime pas. Il y avait du monde et ça a plu au public, mais je n'ai pas vu grand'chose : j'étais en backstages (haha).
Je ne suis pas resté longtemps devant Vive la fête non plus. Eux aussi font des ateliers d'écriture avec Jeronimo. Mais comme ils viennent du Nord du pays, on hypostasie quelque peu (Aaaah, l'âme belge, réaliste mais pas sèche comme celle des français, plongée dans la brume sans mysticisme allemand, baignant dans la bière et les frites... Vive la fête est un peu un carnaval ostendais d'Ensor - même si ce sont des Anversois.) Grosse ambiance et belle « communion » avec le public (oui, enfin bon, la chanteuse a serré quelques mains.)
Dans la salle, la nuit allait encore être longue avec, en ouverture, The hacker, mais sans moi. (Plutôt Birdy nam nam demain.) Au fait, il n'y aura pas de photos des deux derniers jours tout de suite, le cable usb de l'appareil est momentanément indisponible.
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