Lundi : Je ne retiendrai de Polar que le côté dégueulasse de Miossec, qui n’est vraiment pas sympa de lui refourguer ses pires textes. Si je fais un effort, je pourrai aussi en garder le souvenir d’un type qui fait les introductions de chansons les plus longues et les moins amusantes du monde. Peter Van Poehl a l’air sympa, lui, et raconte deux ou trois trucs sur son pays natal suédois (dont le nouveau gouvernement local se fait fort de diffuser une image positive et moderne en envoyant d’ici 2011 un chalet typique sur la lune – s’il le dit, après tout). Il ne se souvient pas (ou ne veut pas se souvenir) qu’il a récemment collaboré avec Vincent Delerm et jette un regard désolé au spectateur qui lui demandait de jouer Marine. Après une dizaine de chansons folk reprises par le public qui fait joyeusement lalala, le garçon prend congé en sautillant. Des tiges sont érigées sur scène devant une assistance un rien interloquée (il s’agira de tubes fluorescents, mais les roadies ne l'expliquent pas tout de suite). Dominique A boucle la soirée en s’autorisant un set de plus d’une heure quarante (plus de quatre heures, si ça se trouve, mais il fallait reprendre le dernier train) durant lequel le brillant parolier oublie que ses albums sont plutôt classés dans les bacs « variété française » que « rock alternatif ». Presque explicitement désireux de concurrencer motorhead qui se produit dans la capitale le même soir, le chanteur et ses musiciens proposent un son aussi lourd que précis et font évoluer les morceaux des différents albums dans lesquels ils vont piocher pour composer une jolie prestation hétéroclite.
Mardi : On ne veut pas que Mélanie Laurent pleure et on ne veut pas non plus qu’elle reste trop longtemps à l’hôpital parce que l’anorexie ne lui va pas très bien (mais on ne veut pas non plus que ses amis l’enlèvent de force, ça ne fait pas très sérieux). C'est tout. J'avoue, en fait, c’était juste pour pouvoir mettre son visage sur cette page.

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