Premier volet : Vincent Delerm, qui laisse peut-être une part de responsabilité à Madame sa mère au niveau de l’élaboration du set qu’il présente en concert – dixit lui-même – , mais dont la surcharismatique posture le ferait presque transpercer les trois baffles côté gauche, qui le cachent quand même un rien (moi, je me comprends). Quand ses textes, véritables work in progress, ne sont pas réaménagés, l’alchimie est complétée par l’un ou l’autre adjuvant soigneusement décalé (du déguisement kitsch aux projections intimistes), mais jamais tape-à-l’œil. On est juste content d'être là. Il est très bien, ce garçon.
Deuxième volet : Jean-Philippe Toussaint qui, à grands coups de citations de Freud, Starobinski, Bachelard et lui-même (...), entend faire entrer définitivement le geste le plus odieux de toute l’histoire du sport[1] dans la légende en lui octroyant une place au chaud dans l’écurie littéraire la plus pourvue en pouvoir symbolique de ces trente dernières années[2]. Si j’ai un peu de mal à comprendre le geste toussaintien au point de vue idéologique, je reconnais que le plaidoyer tient poétiquement la route… jusqu’au dernier paragraphe, où Toussaint oublie peut-être qu’il est susceptible d’avoir affaire à un public qui connaît Zénon d’Élée (ou bien Midam[3], le papa de Kid Paddle) et que la pirouette ne le fera pas vraiment rire, lui qui, après quelques feuillets porteurs d'une émotion et d'une tension presque palpables, ne s’attendait pas à une conclusion si « facile ». Si c’était à refaire et que tu me lis, Jean-Phi, je te suggère en toute amitié un titre cynique : L’homme assis dans le couloir II.
Troisième volet : Emilie Q. Les mots sont parfois dépassés par les actions. Nadja n’est qu’une surréaliste de pacotille, finalement.
[1] : à égalité avec celui de Conceiçao l’an passé. Dans mon titre, il est écrit subjectif.
[2]: cf. Collectif, Portrait d'Irène Lindon en Onc' Picsou nageant dans une piscine de biens symboliques, Liège, 2006.
[3]: qui n'était probablement pas le premier à récupérer le procédé du Grec, mais mon érudition est limitée - malgré la prétention que j'en tire.
Deuxième volet : Jean-Philippe Toussaint qui, à grands coups de citations de Freud, Starobinski, Bachelard et lui-même (...), entend faire entrer définitivement le geste le plus odieux de toute l’histoire du sport[1] dans la légende en lui octroyant une place au chaud dans l’écurie littéraire la plus pourvue en pouvoir symbolique de ces trente dernières années[2]. Si j’ai un peu de mal à comprendre le geste toussaintien au point de vue idéologique, je reconnais que le plaidoyer tient poétiquement la route… jusqu’au dernier paragraphe, où Toussaint oublie peut-être qu’il est susceptible d’avoir affaire à un public qui connaît Zénon d’Élée (ou bien Midam[3], le papa de Kid Paddle) et que la pirouette ne le fera pas vraiment rire, lui qui, après quelques feuillets porteurs d'une émotion et d'une tension presque palpables, ne s’attendait pas à une conclusion si « facile ». Si c’était à refaire et que tu me lis, Jean-Phi, je te suggère en toute amitié un titre cynique : L’homme assis dans le couloir II.
Troisième volet : Emilie Q. Les mots sont parfois dépassés par les actions. Nadja n’est qu’une surréaliste de pacotille, finalement.
[1] : à égalité avec celui de Conceiçao l’an passé. Dans mon titre, il est écrit subjectif.
[2]: cf. Collectif, Portrait d'Irène Lindon en Onc' Picsou nageant dans une piscine de biens symboliques, Liège, 2006.
[3]: qui n'était probablement pas le premier à récupérer le procédé du Grec, mais mon érudition est limitée - malgré la prétention que j'en tire.
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