25 mai 2007

Se né pas in saycway

Fi des postures pédantes et au diable ces quêtes éternelles d'élitisme faux : assumons aujourd'hui nos véritables passions, déclarons nos goûts plébéiens et clamons nos amours pour l'illégitime, l'inconsacré! Le dernier titre d'Avril Lavigne, Girlfriend (comme TTC, mais avec des paroles différentes), fleure bon l'été, les jupes courtes et la surproduction d'endorphine. L'adaptation de la chanson en français (il existe aussi des versions en mandarin, japonais, espagnol, allemand, j'en passe et des plus exotiques) permet en outre d'appréhender plus directement l'univers de la punkette, que la barrière de l'anglais de Californie à l'accent canadien (au fond, tout était réuni pour qu'Avril soit polyglotte) nous avait empêché de mieux goûter. Impossible de résister, de ne pas se lever, poing rageur, et de se déhancher... Hey, hey!
Sinon, plus sérieusement, il y a quand même un problème idéologique, avec les paroles d'une certaine façon (mais le punk à roulettes californien n'est pas réputé pour sa finesse) et, surtout, avec le clip qui accompagne la sortie du single, dans lequel s'observe une évidente valorisation de l'agressivité envers les nerds et les dominés (le poing levé d'Avril pour faire dégager les deux filles devant le miroir). Amusant et paradoxal quand on se rappelle ses photos du collège, particulièrement imbécile de façon intrinsèque... Hey, hey!

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