Plutôt bondé, le bus, ce samedi, aux alentours de 19h (l'heure du réveil ou presque). Et singulièrement peuplé: c'est qu'on n'est pas habitué à y croiser des jeunes filles relativement cossues. Elles sont trois, entrent et s'assoient par terre, devant les portes centrales. Puis se relèvent pour ne pas froisser leurs jolis fringues. Il y a quelque chose de vraiment inouï là-dedans : ça ne cadre pas, dans ce bus roulant vers la campagne, ces trois jeunettes, pas trop jolies en somme mais bien arrangées, tentant d'adopter une posture bohème que dominent malgré tout d'inextinguibles émanations bourgeoises (dans la dorure non-vulgaire de leurs sacs et leurs boucles d'oreilles, dans cette écharpe en cachemire et dans ce maquillage bien trop parfait). On les imagine bien se trémoussant vaguement aux soirées du MR. Et puis, à Coronmeuse, le bus s'arrête et on se souvient que c'est le premier festival de la saison. Elles ont probablement un pass VIP, mais n'auront pas voulu être déposées par papa (préféraient s'encrapuler parmi les bouseux).
28 janvier 2008
22 janvier 2008
noradrénaline²
J'étais déjà en retard d'une guerre au moment de visionner Les idiots, je le suis forcément un peu plus devant Festen. Ca valait probablement le coup d'attendre : le deuxième volet de l'entreprise dogmatique avait pu susciter certains doutes (pas tant au point de vue moral qu'en ce qui concerne la relative stagnation de l'excellente idée de départ avant une conclusion elle aussi fantastique - enfin, je trouve), le premier est aussi difficilement tenable qu'étincelant. 15 janvier 2008
Évoluer en D3
Pour fêter Angoulême, j'avais pensé à faire un petit mois de blog BD. Et puis finalement pas: (1) c'est pas le moment d'investir dans une tablette graphique et photographier des croquis c'est relativement pénible (2) il est bon de ne pas se montrer trop éclectique (c'est le problème de la polyvalence. Un joueur de foot dont on dit qu'il est utile parce qu'il est polyvalent, ça veut surtout signifier qu'il ne se distingue nulle part, qu'il est mauvais partout.)
09 janvier 2008
03 janvier 2008
Dans Paris
Le premier évènement, en posant le pied sur la plateforme 8 de la gare du Nord, c'est ce flic qui s'approche et annonce qu'on va procéder à un contrôle d'identité. Après avoir vérifié que la perte des couleurs et le passage en 2D ne modifiaient pas outre mesure ma petite tête, il explique qu'on va maintenant contrôler les bagages, c'est-à-dire qu'on va déballer gentiment le sac sur le quai, montrer au monde entier qu'on a prévu une paire de pantoufles ringardes pour ne pas salir le studio d'A. Quand je demande à monsieur l'agent ce qui nous vaut cet accueil royal, il répond que c'est la procédure normale. Moi, je crois plutôt que c'est parce que je jouais à vérifier la validité du dispositif vigipirate en chantonnant le mot bombe, sinon il aurait peut-être contrôlé le sac bourré d'explosif et de kétamine du type assis en face de moi dans le train. Ca faisait un moment que j'étais plus venu, ça a pas mal changé.
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