14 mars 2008

Liquidation.


[c'est un bon jour pour fermer la porte ; la suite en archives]
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[et certaines portes claquées s'ouvrent sur ailleurs].

28 février 2008

Foire du livre 2008

Grosse affiche, cette année.
Chaque année, ça me déprime de voir ce petit vieillard, tout seul, peiner à vendre sa marchandise comme un poissonnier sur un quelconque marché de province, hurlant ses meilleurs succès (le sac de billes remplace ici le filet de cabillaud) avec une fierté inébranlable de laquelle tout le monde se rit - cette impression que, assurément, il est de ceux qui comptent.

19 février 2008

Pour un nouvel académicien

Alain Robbe-Grillet est mort hier. Si je m'étais contenté des infos diffusées à l'aube par la radio et des gros titres du Soir, je ne l'aurais pas appris. Par contre, Carlos et Henri Salvador, c'était impossible de les louper (pas qu'il y ait des classement à faire et que je sois un inconditionnel du nouveau romancier, mais tout de même... Et puis on peut aussi se demander si le président français ira à l'enterrement, par exemple).

oh no! oh my! @ l'escalier

Excellent concert des Américains de Oh no! Oh my!, puissant et précis - avec, entre tous, un batteur exceptionnel -, hier, à l'escalier, après un première partie encourageante signée Trusty black sheep. Mes commentaires de concert sont toujours encomiastiques. C'est qu'il suffit de taire les sets foireux.

17 février 2008

Girls in Hawaii @ Le cirque royal

D'excellentes[1] Girls in Hawaii présentaient officiellement leur nouvel album (Plan your escape) au public francophone, hier soir, au Cirque Royal. Les premières écoutes de cet opus interloquaient, qui laissaient supposer une sorte de détachement des origines charismatiquement naïves du groupe, mais le passage des Girls à la scène rassure absolument. En concert, chaque morceau prend une dimension supérieure, à l'image de Birthday call, chanson pop efficace sur cd, qui se mue en un impressionnant exercice de variations explosives amplement maîtrisées - cette évolution vaut également pour certaines compositions de From here to there, comme The fog, qui n'a, sur scène, pas grand'chose à envier à Flavor en matière d'hypnotisme brut. Le côté posé et la douceur «maladroite» du groupe sont également toujours présents, illustrés par le «neurasthénique » [sic Antoine] Colors ou les retrouvailles avec Dead bird songs, qui figure sur le premier ep.
Aperçu - ici, durant Sun of the sons - de la traditionnelle mise en scène intimiste,
sublimée par les visuels d'Olivier Cornil (véritable 7e membre du groupe).
Daniel au chant pour son Couples on TV.
[1] faut-il, dans le cas des groupes de rock et autres collectifs, accorder/conjuguer en fonction du signifiant ou du référent ? - je tranche, ici, par lâcheté et crainte de représailles, en faveur de l'option féministe.

15 février 2008

Flinders street station

Dégager l'ersatz de wallaby de Wavres pour les marsupiaux typiques. La la la la la la / Boooorn toooo, born to multiply /born to gaze into night skies. (The shins - Australia.)

08 février 2008

road to luna

J'ai réussi, du moins je l'espère (tout est encore possible), à éviter ce bon vieux gag qui consiste à laisser passer le concert immanquable pour lequel on a acheté les places quinze mois à l'avance et au sujet duquel on découvre quelque temps avant la date fatidique qu'il est archi-complet, mais sans se rendre compte de l'imminence de l'instant. L'adoption (surtout, la tenue) d'un agenda aura été une des nouveautés de septembre, et cette modification des habitudes s'est avérée jusqu'à présent fort profitable.
Sinon, pour l'instant, en plus des Girls in Hawaii, j'aime Beirut, Kate Nash, Rumplestitchkin, les yeah yeah yeahs, the faint, metric et (un peu, son dernier single, mais j'en suis assez gêné) Benjamin Biolay. (Je suis un bon élève de pure fm, on pourra dire.)

28 janvier 2008

Jeunesse dorée

Plutôt bondé, le bus, ce samedi, aux alentours de 19h (l'heure du réveil ou presque). Et singulièrement peuplé: c'est qu'on n'est pas habitué à y croiser des jeunes filles relativement cossues. Elles sont trois, entrent et s'assoient par terre, devant les portes centrales. Puis se relèvent pour ne pas froisser leurs jolis fringues. Il y a quelque chose de vraiment inouï là-dedans : ça ne cadre pas, dans ce bus roulant vers la campagne, ces trois jeunettes, pas trop jolies en somme mais bien arrangées, tentant d'adopter une posture bohème que dominent malgré tout d'inextinguibles émanations bourgeoises (dans la dorure non-vulgaire de leurs sacs et leurs boucles d'oreilles, dans cette écharpe en cachemire et dans ce maquillage bien trop parfait). On les imagine bien se trémoussant vaguement aux soirées du MR. Et puis, à Coronmeuse, le bus s'arrête et on se souvient que c'est le premier festival de la saison. Elles ont probablement un pass VIP, mais n'auront pas voulu être déposées par papa (préféraient s'encrapuler parmi les bouseux).

22 janvier 2008

noradrénaline²

J'étais déjà en retard d'une guerre au moment de visionner Les idiots, je le suis forcément un peu plus devant Festen. Ca valait probablement le coup d'attendre : le deuxième volet de l'entreprise dogmatique avait pu susciter certains doutes (pas tant au point de vue moral qu'en ce qui concerne la relative stagnation de l'excellente idée de départ avant une conclusion elle aussi fantastique - enfin, je trouve), le premier est aussi difficilement tenable qu'étincelant.

15 janvier 2008

Évoluer en D3

Pour fêter Angoulême, j'avais pensé à faire un petit mois de blog BD. Et puis finalement pas: (1) c'est pas le moment d'investir dans une tablette graphique et photographier des croquis c'est relativement pénible (2) il est bon de ne pas se montrer trop éclectique (c'est le problème de la polyvalence. Un joueur de foot dont on dit qu'il est utile parce qu'il est polyvalent, ça veut surtout signifier qu'il ne se distingue nulle part, qu'il est mauvais partout.)

03 janvier 2008

Dans Paris

Le premier évènement, en posant le pied sur la plateforme 8 de la gare du Nord, c'est ce flic qui s'approche et annonce qu'on va procéder à un contrôle d'identité. Après avoir vérifié que la perte des couleurs et le passage en 2D ne modifiaient pas outre mesure ma petite tête, il explique qu'on va maintenant contrôler les bagages, c'est-à-dire qu'on va déballer gentiment le sac sur le quai, montrer au monde entier qu'on a prévu une paire de pantoufles ringardes pour ne pas salir le studio d'A. Quand je demande à monsieur l'agent ce qui nous vaut cet accueil royal, il répond que c'est la procédure normale. Moi, je crois plutôt que c'est parce que je jouais à vérifier la validité du dispositif vigipirate en chantonnant le mot bombe, sinon il aurait peut-être contrôlé le sac bourré d'explosif et de kétamine du type assis en face de moi dans le train. Ca faisait un moment que j'étais plus venu, ça a pas mal changé.