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19 février 2008

oh no! oh my! @ l'escalier

Excellent concert des Américains de Oh no! Oh my!, puissant et précis - avec, entre tous, un batteur exceptionnel -, hier, à l'escalier, après un première partie encourageante signée Trusty black sheep. Mes commentaires de concert sont toujours encomiastiques. C'est qu'il suffit de taire les sets foireux.

17 février 2008

Girls in Hawaii @ Le cirque royal

D'excellentes[1] Girls in Hawaii présentaient officiellement leur nouvel album (Plan your escape) au public francophone, hier soir, au Cirque Royal. Les premières écoutes de cet opus interloquaient, qui laissaient supposer une sorte de détachement des origines charismatiquement naïves du groupe, mais le passage des Girls à la scène rassure absolument. En concert, chaque morceau prend une dimension supérieure, à l'image de Birthday call, chanson pop efficace sur cd, qui se mue en un impressionnant exercice de variations explosives amplement maîtrisées - cette évolution vaut également pour certaines compositions de From here to there, comme The fog, qui n'a, sur scène, pas grand'chose à envier à Flavor en matière d'hypnotisme brut. Le côté posé et la douceur «maladroite» du groupe sont également toujours présents, illustrés par le «neurasthénique » [sic Antoine] Colors ou les retrouvailles avec Dead bird songs, qui figure sur le premier ep.
Aperçu - ici, durant Sun of the sons - de la traditionnelle mise en scène intimiste,
sublimée par les visuels d'Olivier Cornil (véritable 7e membre du groupe).
Daniel au chant pour son Couples on TV.
[1] faut-il, dans le cas des groupes de rock et autres collectifs, accorder/conjuguer en fonction du signifiant ou du référent ? - je tranche, ici, par lâcheté et crainte de représailles, en faveur de l'option féministe.

08 février 2008

road to luna

J'ai réussi, du moins je l'espère (tout est encore possible), à éviter ce bon vieux gag qui consiste à laisser passer le concert immanquable pour lequel on a acheté les places quinze mois à l'avance et au sujet duquel on découvre quelque temps avant la date fatidique qu'il est archi-complet, mais sans se rendre compte de l'imminence de l'instant. L'adoption (surtout, la tenue) d'un agenda aura été une des nouveautés de septembre, et cette modification des habitudes s'est avérée jusqu'à présent fort profitable.
Sinon, pour l'instant, en plus des Girls in Hawaii, j'aime Beirut, Kate Nash, Rumplestitchkin, les yeah yeah yeahs, the faint, metric et (un peu, son dernier single, mais j'en suis assez gêné) Benjamin Biolay. (Je suis un bon élève de pure fm, on pourra dire.)

30 décembre 2007

to Carla

Si « 4 consonnes et 3 voyelles, c'est le prénom de Raphaël », la bonne nouvelle, c'est que ça marche aussi pour Nicolas. Ca rime un peu moins, ceci dit.

27 novembre 2007

Violent animal stealing my minolta

À cause du kapo qui m'a arraché des mains mon précieux appareil photo alors que je profitais de la prestation de Saint-André pour ajuster mes réglages, vous ne trouverez ici aucune photo de ma soirée d'hier (aucune photo, donc, du duo surprise AaRON-Mélanie Laurent sur U-Turn, pas plus que de l'after show au champagne et en petites tenues dans les backstages, duquel je suis revenu à 7 heures pour filer donner un cours sur le Dictionnaire de Flaubert, Juvénal, les Nouveaux mots du pouvoir et Erostrate)[1].

[1] De façon générale, disons que AaRON ne disposait plus, ici, de l'effet de surprise de juillet et qu'il y avait un petit côté mégalo dans les interventions du chanteur. À côté de ça, au point de vue musical - et, principalement, vocal -, ça restait très très correct.

13 août 2007

Joey

De façon un peu ironique, ma probable meilleure photo des vacances (si pas de l'année, si pas du monde), c'est la frimousse imposante du virulent Joey Starr qui se découpe dans la brume d'une scène liégeoise, au début du mois de juillet.

18 juillet 2007

fréquentation par mots clefs

Je ne sais pas qui est la personne qui tombe systématiquement sur ce site en cherchant sur google les noms des zutistes les moins célèbres (Michel de l'Hay, Ernest Cabaner...), mais, si c'est un étudiant, j'ai envie de lui dire que c'est un peu tard. J'en profite aussi pour passer le bonjour aux groupes qui ont joué aux deux festivals des précédents posts et qui tombent ici en faisant leur revue de presse after-show. Excellente, cette technologie moderne.

14 juillet 2007

Dour 2007

La boue de Dour, à l'arrivée, bat celle des Ardentes. Fange immonde à treize heures, elle sera tapis de gomme, mousse trampoline douze heures plus tard. Le public de Dour, c'est indéniable, ne vient pas pour la musique - dix premiers rangs de chaque concert mis à part, et encore - mais pour la fête et ses divers composants.
(Conor Oberst par Mathieu Drouet)
Je retiendrai surtout la prestation de The national (prestation aussi éthylique que limpide, devant un public pas toujours intéressé, avec le génial About today pour conclure le concert) et des Bright Eyes (Conor Oberst n'est plus un adolescent emo, il est désormais adulte et porte des costumes blancs; ses onze musiciens et lui-même maîtrisent toujours autant leur sujet sur scène), mais il paraît que j'ai manqué quelque chose en écourtant Clap your hands say yeah. Sinon, le set de Sharko était inconstant, les Tellers étaient moins mauvais qu'à Liège (mais leurs chansons sonnent mieux en version studio) et enfin, pour reprendre un compliment que m'avait adressé mon institutrice de cinquième primaire, je dirais que Sean Lennon n'a pas le talent de son père (peut-on imaginer plus gentil compliment? Je ne le pense pas, Sean, c'était juste pour faire un je me souviens - et tu admettras néanmoins que tu étais un peu mou).

note : point de vue backstages, c'est quand même mieux à Dour.

09 juillet 2007

festival les ardentes 2007- days 3 & 4

en vrac

!!! (chk chk chk), Johnossi, Absynth minded, Infadels, Ladytron, The datsuns, The blood arm, X-makeena, Mud flow, Calexico & Olivia Ruiz étaient sympas.
Clinic, Ghinzu, The tellers, Ultra orange & Emmanuelle, Daan, goodshoes, Les gens, la pluie et ma patience un peu moins. (Le tout à des degrés divers).

07 juillet 2007

festival les ardentes 2007 - day 2

Le deuxième jour semblait commencer idéalement, qui débutait par l'esquive parfaite de la fouille imposée par les prix Nobel de full security (trente secondes de file, du jamais vu). C'était sans compter sur l'annulation de The teenagers, pour qui je m'étais spécialement déplacé (en tous cas, pour qui j'avais fait l'effort de venir tôt). J'aurais dû me méfier de leur accent anglais à la Nelson Monfort et de leur look douteux, ça ne laissait rien présager de bon, on ne peut décidément pas faire confiance à la scène rock française (c'est une façon de dire, bien sûr, il n'y a pas de scène rock en France depuis que noir désir - je ne terminerai pas cette phrase).
À la place des annulés, un type (dont le nom m'échappe) avec un oeil géant en guise de couvre-chef propose un set électro-rock d'une demi heure. Plutôt correct, mais pas de photo ici pour des questions de goût (a-t-on idée? un tel chapeau?) Pour la suite, c'est Piano Club qui enchaîne: le groupe évolue sur ses terres et jouit de son petit contingent de groupies sautillantes. Anthony Sinatra et ses amis sont de blanc vétus, contrairement à ce que l'on voit sur la photo, prise pendant les balances. Girl on tv est le climax du concert, qu'un lâcher de ballons clôt de façon multicolore.
Piano club c'est gentil, mais je reste quand même la star du jour. C'est en tous cas l'avis de la dame à la camera, qui me filme depuis la scène.
Vient ensuite la surprise du jour. Si je trouve que Air est un groupe de salon (ou de bar lounge) absolument sédatif en live, c'est l'inverse pour Data rock, qu'il me serait impossible d'écouter en privé, mais tout à fait charismatique sur scène. Caractériser le groupe est assez compliqué: il y a quelque chose de déjanté à la Bloodhound gang là-dedans, mais aussi de l'electro pour club à la Cassius (que je n'ai pas vu ce soir), du rock indie, voire du bordel festif à la I'm from Barcelona/Polyphonic spree. Enorme.
Des chorégraphies minutieuses, sublimées par des costumes étincelants.
Je ne sais pas combien de fois j'ai vu Superlux dans ma vie. La première fois, ils avaient joué une chanson qui parlait d'un savant fou qui mettait les voiles, une compo dans la lignée des meilleurs textes de Jeronimo. Depuis, je n'aime pas. Il y avait du monde et ça a plu au public, mais je n'ai pas vu grand'chose : j'étais en backstages (haha).
Je ne suis pas resté longtemps devant Vive la fête non plus. Eux aussi font des ateliers d'écriture avec Jeronimo. Mais comme ils viennent du Nord du pays, on hypostasie quelque peu (Aaaah, l'âme belge, réaliste mais pas sèche comme celle des français, plongée dans la brume sans mysticisme allemand, baignant dans la bière et les frites... Vive la fête est un peu un carnaval ostendais d'Ensor - même si ce sont des Anversois.) Grosse ambiance et belle « communion » avec le public (oui, enfin bon, la chanteuse a serré quelques mains.)
Dans la salle, la nuit allait encore être longue avec, en ouverture, The hacker, mais sans moi. (Plutôt Birdy nam nam demain.) Au fait, il n'y aura pas de photos des deux derniers jours tout de suite, le cable usb de l'appareil est momentanément indisponible.

06 juillet 2007

festival les ardentes 2007 - day 1

Cette année, les Ardentes, c'est un peu comme à Dour au point de vue de la boue. Mais en même temps , il faut se distinguer du festival hennuyer: à Liège, on paye pour pisser, par exemple (40 centimes d'euro par passage ou un pass de 2 euros 50 pour la journée - sans bracelet de couleur).
La paire de bottines avec un jean soigneusement replié d'une jeune fille qui posait, pensant que je lui tirais le portrait.
La boue envahit même le premier verre commandé.
Je n'ai pas pris de photo de Kris Dane, qui n'aura peut-être pas envie de se rappeler son concert liégeois devant 20 personnes, ni de Joshua, dont la prestation scénique était un bon échauffement. AaRON aura été le vrai coup de soleil de la journée. Un jeu de jambes au je-ne-sais-quoi de commun avec David de Malibu Stacy, une voix assurée, un vrai plaisir d'être là (premier concert en Belgique), un U-turn repris à l'unisson (mais sans Méla, seul petit bémol) : la classe. Surprenant.
Jasper Steverlinck était content d'être là avec ses amis d'Arid. Bon concert, propre et sans bavures, avec cette fameuse voix qui va quelquefois flirter avec la cîme des arbres du parc Astrid de Coronmeuse. Plaisant, mais pas transcendant non plus.
Zita swoon avait sorti un bon album il y a quelques années, Life= a sexy sanctuary (je crois). Depuis, Stef Camil Carlens est probablement tombé sur des disques de la Compagnie créole et s'est dit que dans la mesure où la postmodernité permet l'élévation au statut d'artiste de gens comme Katerine ou Teki Latex, il n'allait pas se compliquer la tâche. Bref, ce concert n'était pas pour moi. J'ai regardé l'écran, sur lequel s'affichaient les textos que les festivaliers pouvaient envoyer à un numéro base (dans les deux sens, base, la marque et le centre). Il y avait une sorte de modération derrière tout ça, mais une modération de clampin : j'ai envoyé WALEN BUITEN, juste comme ça, pour voir, et ça n'a jamais été affiché - au contraire d'un paquet d'obscénités d'adolescent(e)s en rut (les prochains jours, je ferai un florilège, tiens)
Dans la géniale vidéo de Roses de dEUS, je croyais que le type en robe qui mange une cigarette c'était Carlens (il m'avait marqué ce clip). Je me suis trompé. D'un côté, je préfère : ça m'aurait embêté qu'un type aussi dérangé en soit revenu à ce type de production musicale.
Les Français de Air étaient censés s'occuper de l'apothéose de la soirée. Haha. On avait pas dû les briefer, les pauvres. Air en concert, c'est un concept : trois morceaux plutôt sympas (Cherry blossom girl, sexy boy et Kelly watch the stars) et, le reste du temps, une suite de chipotages électro-mous juste bons à valoriser par l'absurde les trois compos bougeantes. Le genre de musique de fond des bars lounge, c'est-à-dire un vague son prolongé, qui te détend et te permet de discuter en sirotant un cocktail dans ton complet noir classe (chacun sa représentation des bars lounge). Dans un bar, c'est délassant, en concert, c'est juste lassant.

10 juin 2007

deux assertions

Les jours d'élections, les gens se disent bonjour.


L'artwork de *********, plus qu'un produit aguichant, est un véritable prolongement de la musique et s'articule avec celle-ci de sorte que l'entreprise dépasse le cadre du groupe rock (?) alternatif et tend vers un art total. (Je n'invente rien, mais c'est très frappant ce matin).

25 mai 2007

Se né pas in saycway

Fi des postures pédantes et au diable ces quêtes éternelles d'élitisme faux : assumons aujourd'hui nos véritables passions, déclarons nos goûts plébéiens et clamons nos amours pour l'illégitime, l'inconsacré! Le dernier titre d'Avril Lavigne, Girlfriend (comme TTC, mais avec des paroles différentes), fleure bon l'été, les jupes courtes et la surproduction d'endorphine. L'adaptation de la chanson en français (il existe aussi des versions en mandarin, japonais, espagnol, allemand, j'en passe et des plus exotiques) permet en outre d'appréhender plus directement l'univers de la punkette, que la barrière de l'anglais de Californie à l'accent canadien (au fond, tout était réuni pour qu'Avril soit polyglotte) nous avait empêché de mieux goûter. Impossible de résister, de ne pas se lever, poing rageur, et de se déhancher... Hey, hey!
Sinon, plus sérieusement, il y a quand même un problème idéologique, avec les paroles d'une certaine façon (mais le punk à roulettes californien n'est pas réputé pour sa finesse) et, surtout, avec le clip qui accompagne la sortie du single, dans lequel s'observe une évidente valorisation de l'agressivité envers les nerds et les dominés (le poing levé d'Avril pour faire dégager les deux filles devant le miroir). Amusant et paradoxal quand on se rappelle ses photos du collège, particulièrement imbécile de façon intrinsèque... Hey, hey!

15 mai 2007

l'épopée zutique - épisode 10 : Boileau

Le site sur lequel je visionne Prison Break en streaming six mois après que la série fut hype est pour l'instant mort. Donc, pour récupérer, je dors une heure trente qui se transforme en trois. Le réveil est très orange (le drap de lit, la lumière du jour bloquée par le volet et la lampe hallogène à peine allumée qui colore les mots sur les murs). J'ouvre encore une fois le fichier mémoire - version 4.0. Une page sur deux révèle des éléments mal vus, mal dits. Souvent, l'effort est moindre et il s'agit à peine de déplacer des segments, de bricoler. En secondaire (en quatrième), mon professeur de français (celui qui, avec Les garçons de Xavier Deutsch, est responsable de mon choix d'études et qui ne le sait pas) nous distribuait des poèmes qu'il fallait mémoriser pour la semaine suivante, pour les recopier à la virgule près dans le cahier de tests ou pour les massacrer devant le reste de la classe. Corvée à l'époque, mais je sais toujours les réciter. Dans le tas, il y avait des pièces parmi les plus célèbres de Du Bellay, Ronsard, Villon, et même d'André Chénier, que plus personne n'étudie. Il y avait aussi un extrait de l'Art poétique de Boileau, dont l'incipit sélectionné était Cent fois sur le métier...
* *
*
Pass this on de The knife.

09 avril 2007

neon bible

Arcade fire ne s'est pas contenté de sortir le meilleur album de l'année, le groupe garde un peu de talent pour ses performances, comme celle visible sur le site officiel (vous cliquez sur guns après) ou celle que je poste ici (dans un ascenseur, avant le récent concert à l'Olympia).

29 novembre 2006

début de semaine

Lundi : Je ne retiendrai de Polar que le côté dégueulasse de Miossec, qui n’est vraiment pas sympa de lui refourguer ses pires textes. Si je fais un effort, je pourrai aussi en garder le souvenir d’un type qui fait les introductions de chansons les plus longues et les moins amusantes du monde. Peter Van Poehl a l’air sympa, lui, et raconte deux ou trois trucs sur son pays natal suédois (dont le nouveau gouvernement local se fait fort de diffuser une image positive et moderne en envoyant d’ici 2011 un chalet typique sur la lune – s’il le dit, après tout). Il ne se souvient pas (ou ne veut pas se souvenir) qu’il a récemment collaboré avec Vincent Delerm et jette un regard désolé au spectateur qui lui demandait de jouer Marine. Après une dizaine de chansons folk reprises par le public qui fait joyeusement lalala, le garçon prend congé en sautillant. Des tiges sont érigées sur scène devant une assistance un rien interloquée (il s’agira de tubes fluorescents, mais les roadies ne l'expliquent pas tout de suite). Dominique A boucle la soirée en s’autorisant un set de plus d’une heure quarante (plus de quatre heures, si ça se trouve, mais il fallait reprendre le dernier train) durant lequel le brillant parolier oublie que ses albums sont plutôt classés dans les bacs « variété française » que « rock alternatif ». Presque explicitement désireux de concurrencer motorhead qui se produit dans la capitale le même soir, le chanteur et ses musiciens proposent un son aussi lourd que précis et font évoluer les morceaux des différents albums dans lesquels ils vont piocher pour composer une jolie prestation hétéroclite.
Mardi : On ne veut pas que Mélanie Laurent pleure et on ne veut pas non plus qu’elle reste trop longtemps à l’hôpital parce que l’anorexie ne lui va pas très bien (mais on ne veut pas non plus que ses amis l’enlèvent de force, ça ne fait pas très sérieux). C'est tout. J'avoue, en fait, c’était juste pour pouvoir mettre son visage sur cette page.

10 novembre 2006

Triptyque subjectif du 9 novembre 2006

Premier volet : Vincent Delerm, qui laisse peut-être une part de responsabilité à Madame sa mère au niveau de l’élaboration du set qu’il présente en concert – dixit lui-même – , mais dont la surcharismatique posture le ferait presque transpercer les trois baffles côté gauche, qui le cachent quand même un rien (moi, je me comprends). Quand ses textes, véritables work in progress, ne sont pas réaménagés, l’alchimie est complétée par l’un ou l’autre adjuvant soigneusement décalé (du déguisement kitsch aux projections intimistes), mais jamais tape-à-l’œil. On est juste content d'être là. Il est très bien, ce garçon.

Deuxième volet : Jean-Philippe Toussaint qui, à grands coups de citations de Freud, Starobinski, Bachelard et lui-même (...), entend faire entrer définitivement le geste le plus odieux de toute l’histoire du sport[1] dans la légende en lui octroyant une place au chaud dans l’écurie littéraire la plus pourvue en pouvoir symbolique de ces trente dernières années[2]. Si j’ai un peu de mal à comprendre le geste toussaintien au point de vue idéologique, je reconnais que le plaidoyer tient poétiquement la route… jusqu’au dernier paragraphe, où Toussaint oublie peut-être qu’il est susceptible d’avoir affaire à un public qui connaît Zénon d’Élée (ou bien Midam[3], le papa de Kid Paddle) et que la pirouette ne le fera pas vraiment rire, lui qui, après quelques feuillets porteurs d'une émotion et d'une tension presque palpables, ne s’attendait pas à une conclusion si « facile ». Si c’était à refaire et que tu me lis, Jean-Phi, je te suggère en toute amitié un titre cynique : L’homme assis dans le couloir II.

Troisième volet : Emilie Q. Les mots sont parfois dépassés par les actions. Nadja n’est qu’une surréaliste de pacotille, finalement.

[1] : à égalité avec celui de Conceiçao l’an passé. Dans mon titre, il est écrit subjectif.
[2]: cf. Collectif, Portrait d'Irène Lindon en Onc' Picsou nageant dans une piscine de biens symboliques, Liège, 2006.
[3]: qui n'était probablement pas le premier à récupérer le procédé du Grec, mais mon érudition est limitée - malgré la prétention que j'en tire.

26 octobre 2006

Maximilian Hecker à la soundstation

Puisque M. Hecker râle quand on lui flashe gentiment le visage (Hi Mr.Lightman... Er... I'm sorry but if you use the light when you're taking pictures then I'm not able to sing... Hum...), c'est à sa première partie que nous rendrons hommage. Cow-boy mélancolique à la mitaine droite frappée d'une tête de mort (probablement empruntée à Avril Lavigne), Jeffrey Hayes n'a pas plu à tout le monde. Mais j'aime bien les pleurnicheurs.

03 octobre 2006

pathologie

Les yeux rivés sur Brian Molko qui vient de changer de chemise et tente d'éterniser la reprise de running up that hill en plaquant sa fender contre l'ampli histoire de décocher quelques larcens, je me demande s'il est vraiment indispensable d'intégrer la totalité des éléments consultés dans une bibliographie, si tout cela ne va pas nous donner une vaniteuse liste de quinze pages.

18 août 2006

vision du monde

Le 17 août 2006, Brian, Irlandais de 26 ans, a mis pour la première fois le pied sur le sol belge. Il a demandé si on aimait vraiment avoir des rapports sexuels avec des gamines de 12 ans, puis a présenté des excuses (just joking, just joking) avant de proposer qu'on rebaptise le pukkelpop "pedopop".