30 décembre 2007
to Carla
réception(s)
24 décembre 2007
kikou les poulets
22 décembre 2007
Et de joyeuses fêtes, avec ça...
13 décembre 2007
recasage de photos avec une tentative de justification un peu bancale, mais bon...



11 décembre 2007
un tout petit peu de méta
07 décembre 2007
Droit de réponse au Carnet
« En confondant mon travail réalisé sur questiondestyle.net et les tentatives malheureuses d’Inerties fulgurantes, Le Carnet et les Instants signe un bel exemple de relativisme culturel couplé à un nivellement par le bas. On comprendra tout de même l’erreur : Inerties fulgurantes est né de QDS. Sauf que (c’est là que la confusion fait mal) non content de plagier sauvagement l’angle d’attaque que je me suis efforcé de développer sur QDS depuis quatre ans, le blog de D.Saint-Amand s’y prend à la manière d’un contrefacteur de Foire, vendant de la Follex pour de la Rollex. Tant et si bien que la lecture de ces inepties me fait l’effet de me regarder dans un miroir déformant (pour ce qui de l’image), d’un écho trop tardif (pour ce qui est du son). Car DSA, incapable de reproduire quoi que ce soit, ignore à peu près tout de ce que « créer » et « innover » veulent dire. Bien sûr, nous partageons un même univers de référence, ayant en commun des rues, des couloirs, des amis et des études. Mais là où je me suis toujours amusé à mobiliser des signes disparates, DSA en fait son plan de bataille, de manière à passer pour ce qu’il n’est pas : un intellectuel d’une part (ce que tentent de faire avaler ses lectures à prétention érudite, qu’il cite et commente dès qu’il en a l’opportunité), un cool d’autre part (car l’intellectuel doit montrer qu’il a une vie, qu’il va à des concerts (et vas-y que je te mette des photos), qu’il sait prendre son pied avec de la « culture de masse », tant que cela reste à petite dose).
Avide de quitter la misère artistique qui est la sienne, DSA multiplie les essais d’élévation. Ainsi de l’adresse du site, « dessus de portes ». N’est-ce pas viser trop haut ? Ni érudit ni underground, ni produit du subtil mélange des deux, Inerties fulgurantes patauge. Saint-Siège de la fausseté, le blog reste le royaume du cynisme et de l’arrivisme le plus ignoble. Louons Le Carnet et les Instants d’avoir commis l’erreur par laquelle DSA — qui dans ses jours de grande forme (pour autant qu’il y en ait) n’atteint pas même ce que je ferais vomissant avec 45° de fièvre dans le coma aux soins intensifs — aura eu sa petite érection pour cette aspiration vulgaire qui est la sienne : faire parler de lui ».
27 novembre 2007
Violent animal stealing my minolta
[1] De façon générale, disons que AaRON ne disposait plus, ici, de l'effet de surprise de juillet et qu'il y avait un petit côté mégalo dans les interventions du chanteur. À côté de ça, au point de vue musical - et, principalement, vocal -, ça restait très très correct.
24 novembre 2007
Visé, mon amour
21 novembre 2007
Euro pourri d'avance ou « Cette vie est décidément insupportable »
16 novembre 2007
un sandwich en passant
15 novembre 2007
projets qui ne verront jamais le jour ou alors, éventuellement, un jour de pluie
2) Refaire le dessin de l'homme-mouton et le soumettre à Murakami (il était effrayant, dans ma lecture).
3) Monter un groupe pour un concert one-shot et le saborder ensuite, au sommet d'une gloire fulgurante et éphémère.
4) Etc.
14 novembre 2007
Dans le fond de la classe
Audrey : Ah bon, c'est vrai?
13 novembre 2007
Abel, c'mon, gimme the keys, man...


set list : 1) Start a War 2) Mistaken for Strangers; 3) Secret Meeting 4) Brainy; 5) Baby We'll Be Fine 6 )Slow Show 7) Squalor Victoria; 8) Abel 9) All the Wine 10) Racing Like A Pro 11) Ada 12) Geese of Beverly Road, the 13) Apartment Story 14) Daughters of the Soho riots 15) Fake Empire // 16) Green Gloves 17) Mr. November 18) You've done it again, Virginia 19) About Today.08 novembre 2007
06 novembre 2007
« culture » geek
04 novembre 2007
« À quoi sert la littérature? »
03 novembre 2007
fontanelle
02 novembre 2007
31 octobre 2007
L'auteurE! L'auteurE!
26 octobre 2007
Cemented shoes
20 octobre 2007
Ode to Pavlov
16 octobre 2007
dogma 2
10 octobre 2007
Dans les coulisses de l'agrég (histoire vraie)
J... : Ben, sur des cartes de quoi?
08 octobre 2007
7 octobre
*
* *
30 septembre 2007
Tintin et les oranges bleues
25 septembre 2007
10.30 pm
Marquant machinalement le velours de mon pantalon d’un trait qu’un revers de la main suffisait à effacer, j’avançai timidement qu’il me faisait penser à un castor. – Pour le côté bâtisseur ? – Non, pour le physique : vos incisives sont déconcertantes.
V. recracha dans son verre la lampée de cognac qu’il venait de mettre en bouche (comme au cinéma, j’étais ravi). Je compris la nécessité de me fondre dans la nature aux regards, qui amusément embarrassé, qui outré que me lançaient les différentes parties. J’avais un bus à prendre moi, subitement. Je saluai et vidai les lieux gauchement, accrochant au passage le sac à main qu’une dame avait glissé dans le prolongement du pied de sa chaise, le ramassant en marmonnant confusément des excuses empressées. Cabiai. J’aurais du dire cabiai et pas castor. Ca aurait mieux convenu à sa taille.
12 septembre 2007
11 septembre 2007
inside the car
Je poursuivis alors droit devant, à la ramasse, pendant un kilomètre, en espérant finalement retrouver la nationale. De là, je tentai de m’attirer les faveurs d’une voiture en levant le pouce avec une conviction feinte et un sourire un peu aguicheur, je l’admets. Stratégie efficace.– Vous êtes en permission ?
Je susurrai que non, pas vraiment, sans vraiment comprendre ce qu’elle voulait dire par là. Je portais bien un pull kaki et un sac, mais il ne fallait pas pousser, avais-je sincèrement un tête de plouc. Sincèrement ? Sans avoir écouté ma réponse, la petite dame qui se tenait très près de son volant dit que, elle aussi, elle avait un fils dans l’armée. Dans l’artillerie, à Bastogne. D’accord, dis-je. Et j’habitais où comme ça ? Je n’allais pas loin et elle pourrait me déposer quand je lui ferais signe. Ca la dérangerait de couper la radio?
Notre interrogatoire mutuel s’interrompit deux kilomètres plus loin, quand je lui demandai de stopper là. J’avais encore à trotter un petit peu, mais je n’avais pas vraiment envie qu’elle sache précisément localiser l’endroit où je vis. Merci beaucoup, dis-je dans le vide, au moment où elle redémarra, en agitant un peu la main.
(la relecture des vieilles notes et des vieux doc.word, exercice difficile).10 septembre 2007
Incipit d'une dictée destinée à un public d'étudiants étrangers débutant leur apprentissage du français
06 septembre 2007
appendice au Dictionnaire des Idées Reçues (II)
02 septembre 2007
linguistique
01 septembre 2007
notuscule
26 août 2007
se rendre à l'évidence
Contemplant, à travers le cadre de bois, l'impressionnante fumée qui se dresse vers le ciel, quasi-inflexible et menaçante, je n'ai guère d'autre option qu'accepter les faits et reconnaître mon erreur: les mangemorts sont bel et bien de retour et ont pris possession du parc industriel des Hauts-Sarts. Le choix est incongru. Il faut maintenant annoncer la nouvelle au monde, mais, inévitablement, les oreilles se bouchent, qui ne veulent pas qu'on leur raconte la fin de Harry Potter VII. Nous courons à la catastrophe et les fans du héros de Rowling, malgré eux, sont en train de précipiter notre perte.21 août 2007
à faire
Il faudrait faire un recensement des expressions euphémisantes utilisées pour désigner l'acte charnel à travers les siècles, au quotidien comme en littérature (du « Tout se fit ombre et aquarium ardent » rimbaldien au « Faire catleya » de Swann). Il faudrait aussi faire le contraire, dénombrer les récupérations métaphoriques de l'acte charnel pour évoquer des situations communes (cela impliquerait une approche lexicographique : la locution « prendre son pied » référait-elle en premier lieu au plaisir sexuel ou à une sorte d'ataraxie?). Cette deuxième solution tiendrait des cultural studies.
19 août 2007
bashfr.org saves my day
Zang : Question bizarre n'est-ce pas?
Bear : Assez...
Zang : Je me suis dit qu'il y avait un piège.
Bear : Tu as répondu quoi?
Zang : Qu'il prenait la photo.
(Évidemment, ces gens ont des rédacteurs attitrés ou certains quidams postent sur IRC des vannes préparées à l'avance. Malgré tout, c'est drôle).
14 août 2007
Voici le temps des Assassins
13 août 2007
Joey

Epilogues
06 août 2007
Lazare
- Regarde la fontaine, Lazare, je pense que tu vas l'aimer.
Et de désigner de cette façon l'imposant et statique Neptune de Bartolomeo Ammannati et son cortège aquatique. Lazare ne regarde pas ce que papa lui indique. Lazare a environ dix ans et Lazare regarde le vide en traînant les pieds et en laissant échapper un large filet de bave de sa bouche entrouverte. Lazare est trisomique et je mettrais bien une claque à celui qui a décidé de lui donner ce prénom de miraculé, probablement persuadé que Dieu cherchait à éprouver sa foi et que j'imagine louant l'Éternel de lui avoir offert ce cadeau, ce vecteur de croyance, cette indulgence. Passablement aussi taré que le prêtre de Adam's apples.
20 juillet 2007
300
18 juillet 2007
fréquentation par mots clefs
16 juillet 2007
carnets 68
14 juillet 2007
Dour 2007
note : point de vue backstages, c'est quand même mieux à Dour.
12 juillet 2007
conseil théâtral
09 juillet 2007
festival les ardentes 2007- days 3 & 4
07 juillet 2007
festival les ardentes 2007 - day 2
À la place des annulés, un type (dont le nom m'échappe) avec un oeil géant en guise de couvre-chef propose un set électro-rock d'une demi heure. Plutôt correct, mais pas de photo ici pour des questions de goût (a-t-on idée? un tel chapeau?) Pour la suite, c'est Piano Club qui enchaîne: le groupe évolue sur ses terres et jouit de son petit contingent de groupies sautillantes. Anthony Sinatra et ses amis sont de blanc vétus, contrairement à ce que l'on voit sur la photo, prise pendant les balances. Girl on tv est le climax du concert, qu'un lâcher de ballons clôt de façon multicolore.
Vient ensuite la surprise du jour. Si je trouve que Air est un groupe de salon (ou de bar lounge) absolument sédatif en live, c'est l'inverse pour Data rock, qu'il me serait impossible d'écouter en privé, mais tout à fait charismatique sur scène. Caractériser le groupe est assez compliqué: il y a quelque chose de déjanté à la Bloodhound gang là-dedans, mais aussi de l'electro pour club à la Cassius (que je n'ai pas vu ce soir), du rock indie, voire du bordel festif à la I'm from Barcelona/Polyphonic spree. Enorme.
Des chorégraphies minutieuses, sublimées par des costumes étincelants.
Je ne sais pas combien de fois j'ai vu Superlux dans ma vie. La première fois, ils avaient joué une chanson qui parlait d'un savant fou qui mettait les voiles, une compo dans la lignée des meilleurs textes de Jeronimo. Depuis, je n'aime pas. Il y avait du monde et ça a plu au public, mais je n'ai pas vu grand'chose : j'étais en backstages (haha).
Je ne suis pas resté longtemps devant Vive la fête non plus. Eux aussi font des ateliers d'écriture avec Jeronimo. Mais comme ils viennent du Nord du pays, on hypostasie quelque peu (Aaaah, l'âme belge, réaliste mais pas sèche comme celle des français, plongée dans la brume sans mysticisme allemand, baignant dans la bière et les frites... Vive la fête est un peu un carnaval ostendais d'Ensor - même si ce sont des Anversois.) Grosse ambiance et belle « communion » avec le public (oui, enfin bon, la chanteuse a serré quelques mains.)
Dans la salle, la nuit allait encore être longue avec, en ouverture, The hacker, mais sans moi. (Plutôt Birdy nam nam demain.) Au fait, il n'y aura pas de photos des deux derniers jours tout de suite, le cable usb de l'appareil est momentanément indisponible.06 juillet 2007
festival les ardentes 2007 - day 1
La paire de bottines avec un jean soigneusement replié d'une jeune fille qui posait, pensant que je lui tirais le portrait.
La boue envahit même le premier verre commandé.
Je n'ai pas pris de photo de Kris Dane, qui n'aura peut-être pas envie de se rappeler son concert liégeois devant 20 personnes, ni de Joshua, dont la prestation scénique était un bon échauffement. AaRON aura été le vrai coup de soleil de la journée. Un jeu de jambes au je-ne-sais-quoi de commun avec David de Malibu Stacy, une voix assurée, un vrai plaisir d'être là (premier concert en Belgique), un U-turn repris à l'unisson (mais sans Méla, seul petit bémol) : la classe. Surprenant.
Jasper Steverlinck était content d'être là avec ses amis d'Arid. Bon concert, propre et sans bavures, avec cette fameuse voix qui va quelquefois flirter avec la cîme des arbres du parc Astrid de Coronmeuse. Plaisant, mais pas transcendant non plus.
Zita swoon avait sorti un bon album il y a quelques années, Life= a sexy sanctuary (je crois). Depuis, Stef Camil Carlens est probablement tombé sur des disques de la Compagnie créole et s'est dit que dans la mesure où la postmodernité permet l'élévation au statut d'artiste de gens comme Katerine ou Teki Latex, il n'allait pas se compliquer la tâche. Bref, ce concert n'était pas pour moi. J'ai regardé l'écran, sur lequel s'affichaient les textos que les festivaliers pouvaient envoyer à un numéro base (dans les deux sens, base, la marque et le centre). Il y avait une sorte de modération derrière tout ça, mais une modération de clampin : j'ai envoyé WALEN BUITEN, juste comme ça, pour voir, et ça n'a jamais été affiché - au contraire d'un paquet d'obscénités d'adolescent(e)s en rut (les prochains jours, je ferai un florilège, tiens)
Dans la géniale vidéo de Roses de dEUS, je croyais que le type en robe qui mange une cigarette c'était Carlens (il m'avait marqué ce clip). Je me suis trompé. D'un côté, je préfère : ça m'aurait embêté qu'un type aussi dérangé en soit revenu à ce type de production musicale.
Les Français de Air étaient censés s'occuper de l'apothéose de la soirée. Haha. On avait pas dû les briefer, les pauvres. Air en concert, c'est un concept : trois morceaux plutôt sympas (Cherry blossom girl, sexy boy et Kelly watch the stars) et, le reste du temps, une suite de chipotages électro-mous juste bons à valoriser par l'absurde les trois compos bougeantes. Le genre de musique de fond des bars lounge, c'est-à-dire un vague son prolongé, qui te détend et te permet de discuter en sirotant un cocktail dans ton complet noir classe (chacun sa représentation des bars lounge). Dans un bar, c'est délassant, en concert, c'est juste lassant.04 juillet 2007
projets de vacances
2) Se renseigner sur Sophie Podolski (vos contributions sont les bienvenues).
diarisme
Proust, lecteur de Lautréamont ! « Et comme cet hyménoptère observé par Fabre, la guêpe fouisseuse, qui pour que ses petits après sa mort aient de la viande fraîche à manger, appelle l’anatomie au secours de sa cruauté et, ayant capturé des charançons et des araignées, leur perce avec un savoir et une adresse merveilleux le centre nerveux d’où dépend le mouvement des pattes, mais non les autres fonctions de la vie, de façon que l’insecte paralysé près duquel elle dépose ses oeufs, fournisse aux larves, quand elles écloront un gibier docile, inoffensif, incapable de fuite ou de résistance, mais nullement faisandé, Françoise trouvait pour servir sa volonté permanente de rendre la maison intenable à tout domestique, des ruses si savantes et si impitoyables que, bien des années plus tard, nous apprîmes que si cet été-là nous avions mangé presque tous les jours des asperges, c’était parce que leur odeur donnait à la pauvre fille de cuisine chargée de les éplucher des crises d’asthme d’une telle violence qu’elle fut obligée de finir par s’en aller. »Dans mon édition Quarto (qui permet quand même d'avoir toute La Recherche pour 30€, et pas dans ce papier bible si mal fichu de La pléiade), c'est à la page 105, dans la deuxième partie de Combray.
La lecture de l'Histoire du surréalisme de Nadeau, avec Les pas perdus de Breton en annexe, permet 1) d'encore mieux comprendre que ce mouvement fasse l'objet de tant d'études : travailler sur le surréalisme est un délassement. 2) de creuser l'hypothèse du sur-emprunt surréaliste aux ancêtres, aux maîtres (ce n'est donc pas un jugement de valeur). Plus encore que dans le système d'écriture: il faut noter, par exemple, la perturbation du banquet Polti par Breton et Desnos, en écho au dîner des Vilains-Bonhommes du 2 mars 1872.
26 juin 2007
Questionnaire
23 juin 2007
poussettes
20 juin 2007
16 juin 2007
minimalisme
*
10 juin 2007
deux assertions

08 juin 2007
con-flit de générations
03 juin 2007
Mot d'excuse
31 mai 2007
Se faire aimer de ses élèves - leçon 1
"Aux armes citoyens, il n'y a plus de (r/s)aison(s) ! (À détourner Laforgue, on triomphe sans gloire)".
Bonne chance à tous!
27 mai 2007
En attendant Sergio
Ceci dit, le malheur de fin de saison des rouches constitue pour la presse francophone un véritable marronnier et les faits banals ne sont généralement pas relatés dans mes posts. C'est, chers amis, que la lecture récente de certaines oeuvres de Samuel Beckett et de travaux le concernant m'invitent à considérer sous un autre oeil l'entreprise du Standard. Selon Beckett, "être un artiste c'est échouer comme nul autre n'ose échouer" [Trois dialogues, Minuit, p. 14] - c'est d'ailleurs à ce titre que l'Irlandais aime la peinture de Bram Van Velde, "véritable artiste qui a osé échouer". Dans La défiguration (très bonne étude croisée de Artaud, Beckett et Michaux), Evelyne Grossman note que, dans les procédés et objets du texte beckettien, "échouer est un processus sans fin", cette "fidélité à l'échec" étant "fidélité à cette force qui s'exerce dans l'avènement d'un mouvement qui la défait" [La défiguration, Minuit, p. 78]. Le lien avec nos amis footballeurs est clair! On ne s'étonne guère que nul journaleux, engeance inculte, n'a jamais pu mettre le doigt sur le génie de l'art déconstructif mosan. Le Standard est beckettien, c'est indéniable. Dans le sens où il est incompris et mourra probablement dans la disette, on peut également considérer qu'il participe de la tradition des maudits.
Me serais-je trompé de club?
[1] Pour ceux qui ne le sauraient pas, il est toujours temps de le noter dans vos agendas en prévision de l'an prochain.
25 mai 2007
Se né pas in saycway
23 mai 2007
Matérialisme infantile
22 mai 2007
Post à la manière d'Annie Ernaux (soyons ethnologues de nous-mêmes!)
Dans le bus surbondé à cause de la panne de celui censé le précéder, aux heures de pointes, le téléphone sonne et la jeune fille derrière moi décroche en disant qu'elle croit avoir raté. Elle rétorque ensuite assez sèchement à sa mère que ce n'est pas une question d'étude, kess tu parles, toi, t'en sais rien. Et puis c'est ça, à tout à l'heure. Le téléphone sonne une nouvelle fois, mais ce n'est plus sa mère, une amie probablement (moche et désagréable, les mecs ne se ruent pas, j'imagine), à qui elle dit qu'elle a raté, encore, et que ça la fait surtout chier pour les gens comme sa troconne (orthographe?) de mère, qui lui disent "t'avais qu'à étudier". Et de mentir à tout le bus en s'exclamant "Mais je me suis trooop emballéééée, j'y ai dit vas-y kesss tu parles toi et j'y ai raccroché à la gueule !". Sentiment de honte, ensuite, au moment où son amie, en raccrochant, la laisse seule sur la banquette du fond, face à ces covoyageurs qui savent ses hyperboles et à côté des deux flamandes qui, depuis l'attente du bus, éructent dans un sabir lexicalement peu fourni toute leur haine de la race jeune.
Si tout va bien, demain, l'épopée zutique approchera de son épilogue. J'ai relu le texte des tonnes de fois, mais je ne le connais pas encore par coeur, et j'ai pu compter sur des adjuvants épatants. Il me manque juste un titre, un surtitre plutôt, en deux mots ou trois, une sorte de syntagme synthétisant une année et des poussières de travail. Quelque chose de sobre. J'avais pensé à des extraits de l'Album, du type nous reniflerons dans les pissotières ou - et tirons-nous la queue!, mais finalement non. On a suggéré Rimbaud et ses potes, Par monts et par nasse ou Révolte et potacheries, mais je ne suis pas convaincu.15 mai 2007
l'épopée zutique - épisode 10 : Boileau
*
12 mai 2007
- 29 - (bon, ça, c'est fait)

09 mai 2007
ainsi de suite
*J'entends dans la vraie vie. Dans les bouquins, films, etc. ça me fait marrer quand c'est parodique.
les nouveaux mots du pouvoir

Mobilisant près de 70 chercheurs, cet abécédaire offre une résistance intelligente et réfléchie aux lieux communs du pouvoir. Sans échapper aux macro et microstructure du dictionnaire traditionnel, il ne respecte cependant pas la neutralité théoriquement impliquée par les ouvrages de référence*. Ce positionnement est ce qui fait son efficace. Idéalement, la démarche devrait être poursuivie au gré des ans puisqu'elle, si le lexique est intrinsèquement le lieu de modifications, cette terminologie est particulièrement sujette à l'érosion et au renouvellement (quelques propositions de définitions : "diabolisation", "désir d'avenir", "concurrence des mémoires", "engagement", "pacte (républicain)" et "Union Méditerranéenne"). Au cas où les maisons d'édition traditionnelles ne seraient pas convaincues, la plateforme internet pourrait être une solution intéressante...
* Les puristes objecteront que le dictionnaire est une forme de fascisme puisque rien, essentiellement, n'implique que tel mot réfère à telle réalité. À ceux-là, je donne une tape amicale dans le dos et leur demande de reprendre leurs esprits : il y a un moment pour chaque chose.
07 mai 2007
l'épopée zutique - épisode 9 : Sheringham et Solskjaer
*
05 mai 2007
l'épopée zutique - épisode 8 : Joey Starr
À la veille d'une élection française dont la surmédiatisation me fait franchement penser à un reality show (et ces abréviations, mon Dieu... Où en est-on arrivé?), ce petit dessin, discret mais suggestif, me rappelle la chanson de Joey Starr. Le thème est le même, seul le nom change: "Tiens ta femme et tu tiendras la France, t'es cocu Sarko et tout le monde le pense". Deux petites différences : (1) on peut toujours nier le message d'une caricature, quel que soit son degré de réalisme et (2) le dessin zutique a été croqué après que Napoléon III a disparu du pouvoir. C'est pas malin, Joey, si demain soir on te propose une dernière cigarette ou qu'on te presse dans un wagon à bétail, t'auras du mal à trouver des excuses*.
(*) Je n'avais pas entendu la totalité de la chanson. C'est encore moins bien barré pour toi, Joey. D'autant plus que, à mon avis, ton adversaire n'aura pas de mal à déterrer des vieux dossiers. Faut être loin pour réussir à écrire, même de façon ironique, "T'as raison d'avoir peur, t'es qu'un immigré".
03 mai 2007
Pourquoi je n'enseignerai peut-être pas à Bakou l'an prochain (essai de justification d'un sédentarisme légitime)
2) Les zones frontalières avec l’Arménie (territoires occupés) et les abords de la ligne de cessez-le-feu doivent être absolument évités, des incidents se produisant à intervalles réguliers. De même, les zones frontalières entre le Nakhitchevan et l’Arménie d’une part, et avec le Daghestan d’autre part, doivent être exclues de tout circuit dans le pays.
3) L’Azerbaïdjan est situé dans une région d’activité sismique.
(Bakou, joyeuse capitale)4) Circulation libre sauf dans les régions avoisinant la ligne de front et le Caucase nord. La frontière internationale avec la Géorgie (dite du Pont rouge) est ouverte mais l’entrée des véhicules privés est soumise à une réglementation sévère (paiement d’une taxe qui peut varier à la frontière azéro-géorgienne). Les risques d’accident de la route sont permanents. Les règles de conduite de base sont rarement respectées, y compris par les étrangers. En cas d’accident de la route, un constat est dressé par la police (formalité qui peut prendre plusieurs jours).
5) Epidémie de grippe aviaire : La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles.
6) La fiabilité des contrôles sanitaires sur les viandes et les produits frais importés (de Turquie, de Russie ou de Dubaï) est aléatoire. La consommation de conserves doit être prudente (vérifier la date de péremption). La chaîne du froid n’est pas toujours respectée, surtout en période estivale.