malibu stacy en showcase chez caroline music.
30 mars 2006
ce million de petites choses qu'on ne reverra jamais
malibu stacy en showcase chez caroline music.
29 mars 2006
points de départ
- Quel beau bus, dis.
Il y en a encore qui n'ont toujours pas compris que je suis assis derrière eux. (Le bus, mon biotope presque imposé, ma dictature aux sujets ignorants).
Chaque bribe de conversation, chaque lieu commun, chaque anecdote (même incomplète) est un point de départ en puissance. Il y en a encore qui se confient beaucoup trop. Je sais les volontés de crime, je sais des craintes et des envies (parfois elles s'entrecroisent, mais il y a surtout des craintes), je sais leur santé, leurs projets, les complots qu'ils dirigent ou dans lesquels ils sont embarqués un peu malgré eux. Je sais du rien, du vide. En croisant les trajectoires, en recoupant les informations, je sais aussi de beaucoup d'absents (son patron aurait du souscrire à une mutuelle / elle consacre des sommes peut-être trop importantes à ses mises, quand on voit les maigres gains / à cause de lui, elle ne saura pas aller à Banneux le lundi de Pâques). Comme en cascade, avec quelques intermédiaires qui ne se connaissent pas, on peut reconstituer des tranches de vies suffisantes.
- C'est un amour de chien.
(pitié).
Il y en a encore qui n'ont toujours pas compris que je suis assis derrière eux. (Le bus, mon biotope presque imposé, ma dictature aux sujets ignorants).
Chaque bribe de conversation, chaque lieu commun, chaque anecdote (même incomplète) est un point de départ en puissance. Il y en a encore qui se confient beaucoup trop. Je sais les volontés de crime, je sais des craintes et des envies (parfois elles s'entrecroisent, mais il y a surtout des craintes), je sais leur santé, leurs projets, les complots qu'ils dirigent ou dans lesquels ils sont embarqués un peu malgré eux. Je sais du rien, du vide. En croisant les trajectoires, en recoupant les informations, je sais aussi de beaucoup d'absents (son patron aurait du souscrire à une mutuelle / elle consacre des sommes peut-être trop importantes à ses mises, quand on voit les maigres gains / à cause de lui, elle ne saura pas aller à Banneux le lundi de Pâques). Comme en cascade, avec quelques intermédiaires qui ne se connaissent pas, on peut reconstituer des tranches de vies suffisantes.
- C'est un amour de chien.
(pitié).
25 mars 2006
22 mars 2006
(la toute première pièce du puzzle)
"- Tiens, c'est jeudi demain... J'enfilerais bien la posture petit garçon timide. Ou alors pas ?" monologuait-il presque intérieurement, en feuilletant les dispositions que lui offrait sa garde-robe.
20 mars 2006
18 mars 2006
encore quelques trucs à dire
17 mars 2006
Aussi comme, de ma fenêtre, je vois
L'écriture automatique, c'est un peu comme un joueur du standard bien éduqué, l'infini ou la littérature belge (on le saura), ça n'existe pas. Avant de poursuivre gentiment l'exposé de ce point de vue qui n'a rien de révolutionnaire, je vous invite à entrer n'existe pas dans votre moteur de recherche - on trouve des trucs épatants
Selon Breton (p.33 dans l'édition Folio des manifestes du surréalisme), "la vitesse de la pensée n'est pas supérieure à celle de la parole et ne défie pas forcément la langue, ni même la plume qui court". Si on lie à la première idée de Breton la définition qu'il donne du surréalisme ("Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale"), on est en droit de s'attendre à du très neuf, de l'inouï.
Il me semble pourtant que Breton ne fait que récupérer le procédé du monologue intérieur (cf. Dujardin). On sait qu'approcher la fidélité de retranscription de celui-ci est une tâche plus que compliquée : on peut ôter la ponctuation, mais ça reste un peu bancal - dans L'Innommable, on peut relativement s'y retrouver grâce à un auto-discours qui n'est pas fidèle à la réalité. L'idéal, pour rendre une bonne apparence monologue intérieur, ce serait de mêler - à mon avis - cette absence de ponctuation à des abrèv. et de la très private joke. Pour rester lisible, le monologue intérieur devrait être partiel et accompagné d'un guide, narrateur omniscient.
Pour le moment, l'exemple qui m'a le plus convaincu à ce niveau figure dans certains extraits de L'Île Atlantique de Tony Duvert:
("Tatanes refuge. Agress. Peur pan. Du mond. Lui. Enormes bateaux... comment... Péniches. Disent argot péniches. Pénis. Non. Pas. Des berceaux. Marche dans des. Berceaux blindés. Ferrés. Blockhaus. Déchaussé va pleurer. Piauler maman. Tomber accordéon. Il a. Peur.") (p.242, dans l'édition Minuit).
L'écriture automatique aurait du (et devrait encore) ressembler, si elle suivait ses définitions, à ce genre d'extrait de Duvert.
Bien sûr, c'est beaucoup plus gai de se la jouer Rimbaud période Londres et d'écrire
Autour de nous, j'ai tout de suite vu que les différents objets sentimentaux n'étaient plus à leur place.
Ce type d'écrit est toutefois légitimisé (c'est la seule façon) par la présence, dans le discours surréaliste, de cette volonté d'hallucination. Simple (entendez "naturelle") chez Rimbaud*, elle est travaillée, provoquée, factice chez les surréalistes. Or, si l'accompagnement de drogues, d'hypnose ou que sais-je encore fausse un peu - il me semble (quoique pour l'hypnose...) - le processus de dictée de la pensée, il peut néanmoins permettre un ralentissement de celle-ci et donc une plus fidèle transcription.
En fait, l'écriture automatique, c'est du monologue intérieur mal fichu (puisque trop constuit) et abruti (puisque vicié).
*Je m'habituai à l'hallucination simple : je voyais très franchement une mosquée à la place d'une usine, une école de tambours faite par des anges, des calèches sur les routes du ciel, un salon au fond d'un lac ; les monstres, les mystères ; un titre de vaudeville dressait des épouvantes devant moi.
(Délires II - Alchimie du Verbe)
[Notons que Breton aura l'audace de vouer l'Ardennais aux gémonies dans le deuxième volet de son manifeste, jugeant que Rimbaud, en n'empêchant pas totalement la possibilité de lectures déplorables (c'est vrai que le coup du "mystique sauvage" de Claudel, était justifiable textuellement et au prix de quelques pirouettes) avait voulu le tromper. On se demande qui a le plus trompé l'autre.]

Sur quelques points des passerelles de cuivre, des plates-formes, des escaliers qui contournent les halles et les piliers, j'ai cru pouvoir juger la profondeur de la ville! C'est le prodige dont je n'ai pu me rendre compte: quels sont les niveaux des autres quartiers sur ou sous l'acropole? Pour l'étranger de notre temps la reconnaissance est impossible.
Selon Breton (p.33 dans l'édition Folio des manifestes du surréalisme), "la vitesse de la pensée n'est pas supérieure à celle de la parole et ne défie pas forcément la langue, ni même la plume qui court". Si on lie à la première idée de Breton la définition qu'il donne du surréalisme ("Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale"), on est en droit de s'attendre à du très neuf, de l'inouï.
Il me semble pourtant que Breton ne fait que récupérer le procédé du monologue intérieur (cf. Dujardin). On sait qu'approcher la fidélité de retranscription de celui-ci est une tâche plus que compliquée : on peut ôter la ponctuation, mais ça reste un peu bancal - dans L'Innommable, on peut relativement s'y retrouver grâce à un auto-discours qui n'est pas fidèle à la réalité. L'idéal, pour rendre une bonne apparence monologue intérieur, ce serait de mêler - à mon avis - cette absence de ponctuation à des abrèv. et de la très private joke. Pour rester lisible, le monologue intérieur devrait être partiel et accompagné d'un guide, narrateur omniscient.
Pour le moment, l'exemple qui m'a le plus convaincu à ce niveau figure dans certains extraits de L'Île Atlantique de Tony Duvert:
("Tatanes refuge. Agress. Peur pan. Du mond. Lui. Enormes bateaux... comment... Péniches. Disent argot péniches. Pénis. Non. Pas. Des berceaux. Marche dans des. Berceaux blindés. Ferrés. Blockhaus. Déchaussé va pleurer. Piauler maman. Tomber accordéon. Il a. Peur.") (p.242, dans l'édition Minuit).
L'écriture automatique aurait du (et devrait encore) ressembler, si elle suivait ses définitions, à ce genre d'extrait de Duvert.
Bien sûr, c'est beaucoup plus gai de se la jouer Rimbaud période Londres et d'écrire
Autour de nous, j'ai tout de suite vu que les différents objets sentimentaux n'étaient plus à leur place.
Ce type d'écrit est toutefois légitimisé (c'est la seule façon) par la présence, dans le discours surréaliste, de cette volonté d'hallucination. Simple (entendez "naturelle") chez Rimbaud*, elle est travaillée, provoquée, factice chez les surréalistes. Or, si l'accompagnement de drogues, d'hypnose ou que sais-je encore fausse un peu - il me semble (quoique pour l'hypnose...) - le processus de dictée de la pensée, il peut néanmoins permettre un ralentissement de celle-ci et donc une plus fidèle transcription.
En fait, l'écriture automatique, c'est du monologue intérieur mal fichu (puisque trop constuit) et abruti (puisque vicié).
*Je m'habituai à l'hallucination simple : je voyais très franchement une mosquée à la place d'une usine, une école de tambours faite par des anges, des calèches sur les routes du ciel, un salon au fond d'un lac ; les monstres, les mystères ; un titre de vaudeville dressait des épouvantes devant moi.
(Délires II - Alchimie du Verbe)
[Notons que Breton aura l'audace de vouer l'Ardennais aux gémonies dans le deuxième volet de son manifeste, jugeant que Rimbaud, en n'empêchant pas totalement la possibilité de lectures déplorables (c'est vrai que le coup du "mystique sauvage" de Claudel, était justifiable textuellement et au prix de quelques pirouettes) avait voulu le tromper. On se demande qui a le plus trompé l'autre.]

Sur quelques points des passerelles de cuivre, des plates-formes, des escaliers qui contournent les halles et les piliers, j'ai cru pouvoir juger la profondeur de la ville! C'est le prodige dont je n'ai pu me rendre compte: quels sont les niveaux des autres quartiers sur ou sous l'acropole? Pour l'étranger de notre temps la reconnaissance est impossible.
16 mars 2006
la minute médiéviste
Gautier le Leu était probablement géographiquement Belge, oui.
En combinant des éléments textuels fournis par l'auteur:
1) des noms de lieux (Au vers 49 du fabliau Le fol vilain, on trouve une allusion à Walecort, probable Walcourt actuel de l'Entre-Sambre-et-Meuse, sur l'Eau d'Heure),
2) des noms de saints dont le culte peut être localisé. (Saint-Lambert, par exemple, patron de Liège, était l'objet d'une vénération particulière dans le nord-est de la France et surtout dans le pays wallon),
3) la rime et la mesure des vers (les éternels traits picards, avec la réduction, notamment, de la finale -iee en -ie),
4) certains mots dialectaux (du style asciet -qui a peut-être le même sens que aisson (esson) signalé par Tobler-Lommatzsch - ou belluré - un hapax selon Godefroy et Tobler-Lommatsch),
on peut aboutir à la conclusion qu'il venait même de l'ancienne province de Hainaut. On devrait s'en tenir là et se féliciter d'avoir tiré de si brillantes déductions d'éléments internes. Mais certains semblent s'extasier de cette origine et en tirer une certaine fierté. Alors que quand Axion21 Charleroi est champion d'Europe, tout le monde s'en tape. C'est d'autant plus regrettable (de nuit) que dans chauvinisme, il y a chauve, alors bon.
En combinant des éléments textuels fournis par l'auteur:
1) des noms de lieux (Au vers 49 du fabliau Le fol vilain, on trouve une allusion à Walecort, probable Walcourt actuel de l'Entre-Sambre-et-Meuse, sur l'Eau d'Heure),
2) des noms de saints dont le culte peut être localisé. (Saint-Lambert, par exemple, patron de Liège, était l'objet d'une vénération particulière dans le nord-est de la France et surtout dans le pays wallon),
3) la rime et la mesure des vers (les éternels traits picards, avec la réduction, notamment, de la finale -iee en -ie),
4) certains mots dialectaux (du style asciet -qui a peut-être le même sens que aisson (esson) signalé par Tobler-Lommatzsch - ou belluré - un hapax selon Godefroy et Tobler-Lommatsch),
on peut aboutir à la conclusion qu'il venait même de l'ancienne province de Hainaut. On devrait s'en tenir là et se féliciter d'avoir tiré de si brillantes déductions d'éléments internes. Mais certains semblent s'extasier de cette origine et en tirer une certaine fierté. Alors que quand Axion21 Charleroi est champion d'Europe, tout le monde s'en tape. C'est d'autant plus regrettable (de nuit) que dans chauvinisme, il y a chauve, alors bon.
13 mars 2006
10 mars 2006
Complément au Dictionnaire des Idées Reçues de Gustave Flaubert.
Ce complément s'adresse essentiellement à un public particulier. Les exclus de cette private joke se lamenteront et se tourneront vers l'article précédent.
Analyse textuelle – suressentielle.
Antelme – impossible d’en parler. Le faire quand même.
Breton – le dénigrer en l’appelant « le maître ».
Comparatisme – permet de mieux goûter ce que nous ne connaissons pas.
Critique historique – poésie du dimanche.
Delft – café des pseudos.
Examen – défilé d’hypocrites.
Histoire – études conviviales.
Histoire de l’art – rapporte des points.
Historiens – dans historien, il y a rien.
Latin – améliore la qualité de l’orthographe.
Linguistique – ne pas chercher à la comprendre. En parler comme si.
Littérature du XVIIe siècle – on ne sait pas ce que c’est.
Littérature francophone de Belgique – n’existe pas.*
Modernistes – connaissent l’espagnol. S’en faire des alliés.
Panurge – a une tête de cocu, de toutes façons.
Philanthropie – à oublier.
Philologues – connaissent tout, sauf la vie. **
Philosophie – feindre d’en être féru. Retenir quelques noms, au diable les doctrines.
Phrase – indéfinissable.
Queneau – (voir Vian).
Rimbaud – je vois très bien, oui. S’agenouiller.
Romans – toujours par dix.
Romantisme – a été. On n’en sait pas plus.
Rousseau – n’existe pas.
Rutebeuf – ne pas avaler.
Romanistes – N’aiment pas lire. Rare au masculin.
Texte – miroir. Ne pas analyser en racontant sa vie pour autant.
Vian – (voir Queneau).
Voltaire – a écrit Candide. En parler avec des vibrations dans la voix.
Unité de documentation – surpeuplée. Rester calme. Ce qu’on y apprend n’est pas dans les livres.
Zink – condensation extrapolée.
* Réflexion célèbre de Jean-Philippe Toussaint.
** Réflexion célèbre de François Pirot.
Analyse textuelle – suressentielle.
Antelme – impossible d’en parler. Le faire quand même.
Breton – le dénigrer en l’appelant « le maître ».
Comparatisme – permet de mieux goûter ce que nous ne connaissons pas.
Critique historique – poésie du dimanche.
Delft – café des pseudos.
Examen – défilé d’hypocrites.
Histoire – études conviviales.
Histoire de l’art – rapporte des points.
Historiens – dans historien, il y a rien.
Latin – améliore la qualité de l’orthographe.
Linguistique – ne pas chercher à la comprendre. En parler comme si.
Littérature du XVIIe siècle – on ne sait pas ce que c’est.
Littérature francophone de Belgique – n’existe pas.*
Modernistes – connaissent l’espagnol. S’en faire des alliés.
Panurge – a une tête de cocu, de toutes façons.
Philanthropie – à oublier.
Philologues – connaissent tout, sauf la vie. **
Philosophie – feindre d’en être féru. Retenir quelques noms, au diable les doctrines.
Phrase – indéfinissable.
Queneau – (voir Vian).
Rimbaud – je vois très bien, oui. S’agenouiller.
Romans – toujours par dix.
Romantisme – a été. On n’en sait pas plus.
Rousseau – n’existe pas.
Rutebeuf – ne pas avaler.
Romanistes – N’aiment pas lire. Rare au masculin.
Texte – miroir. Ne pas analyser en racontant sa vie pour autant.
Vian – (voir Queneau).
Voltaire – a écrit Candide. En parler avec des vibrations dans la voix.
Unité de documentation – surpeuplée. Rester calme. Ce qu’on y apprend n’est pas dans les livres.
Zink – condensation extrapolée.
* Réflexion célèbre de Jean-Philippe Toussaint.
** Réflexion célèbre de François Pirot.
09 mars 2006
micro-notes
Dans la facette "diffusion d'auto-information" du blog, le pire des concepts c'est potentiellement le scoop "je me sépare de ma/mon partenaire et ceci est la manière dont elle/il doit l'apprendre". Quelqu'un a un exemple à lier?
__________________________________________Je dédie cette victoire à Madame Thiry-Stassin.
Le prochain challenge sera de placer ce titre dans la signature d'un travail ou d'un examen écrit.
__________________________________________Le prochain challenge sera de placer ce titre dans la signature d'un travail ou d'un examen écrit.
(renforcer les idées reçues)
denis dit :
Disons que je préfère discuter avec un verre en main...
Maud dit :
Oui et etre assis surtout. Qu'est-ce que ce sera à 40 ans!
denis dit :
Oh debout ça va encore, mais c'est vrai que.
Maud dit :
Rien de mieux qu'une table, des chaises, du chauffage et à boire
Maud dit :
Et plein de gens qu'on aime bien.
denis dit :
Ca, déjà, ça n'existe pas.
__________________________________________denis dit :
Disons que je préfère discuter avec un verre en main...
Maud dit :
Oui et etre assis surtout. Qu'est-ce que ce sera à 40 ans!
denis dit :
Oh debout ça va encore, mais c'est vrai que.
Maud dit :
Rien de mieux qu'une table, des chaises, du chauffage et à boire
Maud dit :
Et plein de gens qu'on aime bien.
denis dit :
Ca, déjà, ça n'existe pas.
__________________________________
05 mars 2006
how to do things with words?
On trouve une part de magie dans l'infidélité de la retranscription des interviews. Evidemment, le degré de modification varie selon la personne interrogée: dans le cadre d'une rencontre littéraire, on peut supposer que les hésitations du locuteur seront gommées, mais le lexique utilisé dans la version écrite sera sensiblement fidèle à l'exposé oral. Dans la dh, les barbarismes seront conservés si le locuteur joue un mauvais rôle dans l'affaire. Parfois, le poseur de question souligne d'un (sic) une tournure de phrase boîteuse, une expression du cru, une locution pas piquée des vers, parce qu'il la trouvait intéressante ou parce qu'il voulait se moquer. Un cas présente un intérêt particulier: l'entraîneur ou joueur de football wallon, qui risquera de ne pas reconnaître, dans les pages de son quotidien, les termes qu'il avait employés à l'issue du match remporté samedi soir.
De cette manière, un:
"On a bien joué, ouais, ouais... Ouais, on a eu chaud, putain. Mais ça va, on a gagné là... Ouais, c'est sûr ça fait du bien, parce que là ça galérait un peu, hein... Ouais... Mais si on joue comme ça, ça ira hein, on va s'sauver."
pourra se muer en:
"Nonobstant la pression exercée par nos adversaires, nous acculant dans notre surface de réparation durant la majorité des débats, nous avons su tirer les marrons du feu – si vous me passez l’expression – pour finalement nous jouer de la défense coalisée dans les arrêts de jeux et nous assurer de cette manière la totalité de l’enjeu. C’est une victoire à la Pyrrhus, certes, mais c’est une victoire importante ! Etant donné la conjoncture actuelle, nous nous devons, comme vous l’imaginez, d’engranger un maximum de points dans nos installations, tout en spéculant sur d’éventuels faux pas de nos poursuivants. Je tiens encore à remercier mes coéquipiers pour la fraternité qui nous unit dans ces moments délicats et l’excellente mentalité que nous avons, ce soir encore, affichée et qui nous permettra, j’en mets ma main au feu, de rapidement nous extraire des tréfonds du classement."
Vous pourriez noter dans votre calepin que l'étude de ce phénomène est une excellente idée de mémoire (procédures de transformations, étude sociologique, ... C'est très complet).
___________________________________________De cette manière, un:
"On a bien joué, ouais, ouais... Ouais, on a eu chaud, putain. Mais ça va, on a gagné là... Ouais, c'est sûr ça fait du bien, parce que là ça galérait un peu, hein... Ouais... Mais si on joue comme ça, ça ira hein, on va s'sauver."
pourra se muer en:
"Nonobstant la pression exercée par nos adversaires, nous acculant dans notre surface de réparation durant la majorité des débats, nous avons su tirer les marrons du feu – si vous me passez l’expression – pour finalement nous jouer de la défense coalisée dans les arrêts de jeux et nous assurer de cette manière la totalité de l’enjeu. C’est une victoire à la Pyrrhus, certes, mais c’est une victoire importante ! Etant donné la conjoncture actuelle, nous nous devons, comme vous l’imaginez, d’engranger un maximum de points dans nos installations, tout en spéculant sur d’éventuels faux pas de nos poursuivants. Je tiens encore à remercier mes coéquipiers pour la fraternité qui nous unit dans ces moments délicats et l’excellente mentalité que nous avons, ce soir encore, affichée et qui nous permettra, j’en mets ma main au feu, de rapidement nous extraire des tréfonds du classement."
Vous pourriez noter dans votre calepin que l'étude de ce phénomène est une excellente idée de mémoire (procédures de transformations, étude sociologique, ... C'est très complet).
Il y a des jours où ça ne définitivement va pas.
01 mars 2006
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