Il est une heure dix-huit et je saute sur mon lit, ce qui a pour malheureux effet de défoncer une nouvelle fois le sommier que je replie correctement et maintiens dans une position approximativement horizontale grâce à un baffle et trois bouquins. Il est une heure vingt-deux et je serre un peu les dents. Je pense une nouvelle fois à la composition de l’assistance de mon hypothétique enterrement dans trois semaines (on ne sait jamais, si tout cela s’aggrave…). Je finis toujours par apercevoir dans la foule le visage peu familier de l’un ou l’autre quidam qui serait là par obligation envers mes pauvres parents.C’est finalement assez lassant de toujours s’emporter sur les mêmes divagations, donc je m’en dégage rapidement. Mine de rien, il est déjà une heure trente-trois. Je prends Malpertuis, qui traîne sur le tabouret au rôle de table de nuit, et j'y tombe.
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