La dame dans le bus, aux pieds de laquelle un minuscule chien gémit comme si le trajet allait le tuer et tous les passagers ne sourient plus, qui sentent en eux une poussée de haine et un désir de casser la tête de la dame plutôt que du chien.
Le gros type en orange qui peine à traîner deux sacs type marin comme on en donne à l'armée. Il se pose près d'une bulle à verre, extrait une pince mécanique d'un des sacs et entreprend de récupérer des bouteilles non brisées. Il examine scrupuleusement l'intérieur de la bulle, probablement apte à reconnaître celles qui sont susceptibles d'être consignables.
Le couple de toxicomanes en mauvais état, devant la poste. Ils semblent se réconcilier et se caressent titubement mais avec passion. La queue devant le distributeur de billets les regarde. Deux dames âgées passent, la première apostrophant la seconde d'un "links" qui devrait sonner comme un code indéchiffrable, mais qui pousse mon regard à accompagner la direction de celui de la deuxième à laquelle la contemplation des ébats provoque un petit spasme.
Certains personnages rencontrés finissent par perdre l'importance première qu'on leur confère, à cause de personnages postérieurs. Par exemple, l'homme aux yeux pochés et au nez couvert d'un vaste masque, qui avait pourtant une apparence toute respectable dans son costume trois pièces a failli disparaître de ma mémoire à cause des deux junkies précités.
Le groupe d'artistes qui établit un gros glaçon au milieu de la Place du Marché et distribue des tracts à certaines personnes seulement. Ils posent un mégaphone sur l'iceberg. Ce sont peut-être des activistes? (mais il y a des enfants avec eux).
Plus tard, Romain me dit qu'il serait bien, tiens, lui, pour inerties. C'est comme ces types qui brossent des croquis, qui dessinent... Un peu pareil, mais en un paragraphe. Et il me montre du doigt un grand garçon qui ressemble à Anthony Vandenborre, surmonté d'une casquette orange légèrement dévissée et de chaussettes remontées jusqu'aux genoux. Jusque là c'est facile. Mais alors qu'Anth... que le garçon tente péniblement de s'attirer les faveurs d'une jeune fille, il récolte une réponse qui le fait pivoter de 180°, d'un air absolument détaché, mine de rien.
Le gros type en orange qui peine à traîner deux sacs type marin comme on en donne à l'armée. Il se pose près d'une bulle à verre, extrait une pince mécanique d'un des sacs et entreprend de récupérer des bouteilles non brisées. Il examine scrupuleusement l'intérieur de la bulle, probablement apte à reconnaître celles qui sont susceptibles d'être consignables.
Le couple de toxicomanes en mauvais état, devant la poste. Ils semblent se réconcilier et se caressent titubement mais avec passion. La queue devant le distributeur de billets les regarde. Deux dames âgées passent, la première apostrophant la seconde d'un "links" qui devrait sonner comme un code indéchiffrable, mais qui pousse mon regard à accompagner la direction de celui de la deuxième à laquelle la contemplation des ébats provoque un petit spasme.
Certains personnages rencontrés finissent par perdre l'importance première qu'on leur confère, à cause de personnages postérieurs. Par exemple, l'homme aux yeux pochés et au nez couvert d'un vaste masque, qui avait pourtant une apparence toute respectable dans son costume trois pièces a failli disparaître de ma mémoire à cause des deux junkies précités.
Le groupe d'artistes qui établit un gros glaçon au milieu de la Place du Marché et distribue des tracts à certaines personnes seulement. Ils posent un mégaphone sur l'iceberg. Ce sont peut-être des activistes? (mais il y a des enfants avec eux).
Plus tard, Romain me dit qu'il serait bien, tiens, lui, pour inerties. C'est comme ces types qui brossent des croquis, qui dessinent... Un peu pareil, mais en un paragraphe. Et il me montre du doigt un grand garçon qui ressemble à Anthony Vandenborre, surmonté d'une casquette orange légèrement dévissée et de chaussettes remontées jusqu'aux genoux. Jusque là c'est facile. Mais alors qu'Anth... que le garçon tente péniblement de s'attirer les faveurs d'une jeune fille, il récolte une réponse qui le fait pivoter de 180°, d'un air absolument détaché, mine de rien.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire